Lutte contre la corruption : Des primes pour les lanceurs d’alerte

Le 4 décembre 2019, l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a publié un communiqué dans lequel elle annonçait que 566 demandes de protection de lanceurs d’alerte lui étaient parvenues.

Il convient de préciser qu’un lanceur d’alerte est définit par l’ONG Transparency International comme étant « une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, signale un fait illégal, illicite et dangereux, touchant à l’intérêt général, aux personnes ou aux instances ayant le pouvoir d’y mettre fin ».

Concernant les 566 demandes parvenues à l’INLUCC, l’Instance a indiqué que ces demandes seront soumises à examen, et ce conformément à la loi organique n°2017-10 relative à la dénonciation de la corruption et à la protection des lanceurs d’alerte.

Ce lundi 9 décembre, le chef du gouvernement chargé de la gestion des affaires courantes Youssef Chahed a annoncé sur les ondes de la radio Mosaïque FM que le gouvernement compte accorder des primes aux lanceurs d’alertes contre la corruption et ce en coordination avec l’INLUCC.

Un décret gouvernemental devrait être promulgué dans ce sens la semaine prochaine pour permettre aux lanceurs d’alerte de bénéficier de 5% de l’argent restitué par l’Etat dans les affaires de corruption traitées par la justice, a-t-il indiqué.

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