Blocage au port de Rades : Pourquoi le TOS a été « rejeté » !

En lançant, mercredi 4 décembre 2019, le nouveau système de gestion de terminaux portuaires (Terminal Operating System – TOS) du port de Radès, le chef du gouvernement sortant, Youssef Chahed et son ministre du Transport par intérim, René Trabelsi, étaient loin de penser qu’il allait balbutier.

En effet, dès le coup d’envoi du TOS, certains agents et ouvriers du port ont observé un mouvement de protestation à l’entrée du port de Rades pour exprimer leur refus du nouveau système adopté.

Hier, jeudi 5 décembre, c’était au tour des conducteurs de poids-lourds de protester contre le TOS en organisant un sit-in. Ils ont justifié leur mouvement en prétextant que ce nouveau système de gestion de terminaux portuaires, handicape le retrait des conteneurs du port.

Conséquence de ces mouvements de protestation, le blocage du port de Rades pendant 24 heures. Un blocage qui s’est poursuivi aujourd’hui dans la mesure où les transporteurs de marchandises relevant de sociétés privées ont lancé une grève sauvage et exigent le démantèlement de ce nouveau système sous prétexte que le TOS a allongé le temps de déchargement des marchandises.

Après de longues discussions avec les grévistes, le mouvement a été levé et le port de Rades, débloqué bien que les transporteurs ne soient pas convaincus par le TOS alors que ce système a été mis en place pour transformer le port en une plateforme développée des services portuaires et logistiques permettant au client de connaître l’heure de l’arrivée du conteneur outre la possibilité de paiement à distance et de doubler la capacité de stockage du port, de développer les activités d’aconage et de manutention et de réduire les coûts.

En d’autres termes, un système qui a coûté la bagatelle de 76 millions de dinars qui va limiter les dépassements en tous genres, les actes de sabotage, faire diminuer la corruption, etc…

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