Ouverture du Festival International du Film du Caire

CIFF 2019 - Très beau décor pour le tapis rouge. (AFP)
CIFF 2019 – Très beau décor pour le tapis rouge. (AFP)

 

Le mercredi 20 novembre 2019 a eu lieu la première partie de la cérémonie d’ouverture de la 41eme édition du Festival International du Film du Caire (CIFF), et qui va se poursuivre jusqu’au 29 Novembre 2019.

La particularité de cette cérémonie d’ouverture est qu’elle s’est déroulée sur deux soirées.

Mercredi soir, comme presque chaque année, des centaines d’invités dont un très grand nombre de stars du cinéma égyptien, tels que Hend Sabry, Yosra, Nadia El Gendy, Hussein Fahmy, Leila Eloui, Dorra Zarrouk, Hana Shiha, Ahmed Magdy, Menna Shalaby, Elhem Chahine, Mona Zaki, et son mari Ahmed Helmy, Eyad Nassar et Sherif Mounir, se sont retrouvés à l’Opéra du Caire pour cette fête annuelle du cinéma, dans un magnifique décor, rappelant le thème de l’affiche : un arbre doré dont le tronc est la déesse Isis.

La cérémonie a débuté par une vidéo retraçant le parcours du critique Youssef Cherif Rizkallah (1942 – 2019) auquel est dédiée cette édition et qui avait été d’abord membre de la commission artistique du festival, qu’il avait ensuite présidée de 2000 à son décès survenu l’été 2019.

Les acteurs Khaled El Sawy, Ahmed Daoud et Dina El Sherbiny se sont relayés ensuite sur scène pour présenter quelques activités et nouveautés de cette édition, comme le Mexique pays invité d’honneur et la signature du traité 50/50, le CIFF étant le premier festival du monde arabe à y adhérer. Une très jolie vidéo présentant le rôle des femmes dans la naissance et la réussite du cinéma égyptien a d’ailleurs été projetée.

C’est Hend Sabry qui a été invitée sur scène pour remettre le Prix d’Excellence Faten Hamama pour l’ensemble de sa carrière à son amie Menna Shalaby, avec laquelle elle a tourné plusieurs films, dont Les filles du centre ville réalisé par Mohamed Khan en 2005. Cette dernière, très émue, a remercié tous ceux qui ont cru en elle, et plus particulièrement tous les réalisateurs avec lesquels elle a travaillé.

Le 20 Novembre étant la date d’anniversaire de Hend Sabry, le public le lui a souhaité à sa manière.

L’actrice Yosra a quant à elle remit le Prix d’Honneur Faten Hamama au réalisateur égyptien Sherif Arafa et Mohamed Hefzy, qui préside le CIFF depuis deux ans, a remis ce même prix au au réalisateur, scénariste, acteur et dessinateur anglais Terry Gilliam.

Deux vidéos ont été ensuite projetées, pour rendre hommage aux deux acteurs Ezzat Abu Ouf (1948 – 2019) et Haythem Ahmed Zaki, décédés dernièrement. Ezzat Abu Ouf avait été le président du CIFF de 2006 à 2012.

La soirée s’est achevée par la projection du film The Irishman (L’Irlandais) de Martin Scorsese, avec dans les principaux rôles Robert de Niro, Al Pacino et Joe Pesci. Le film a d’ailleurs été projeté pour le public le lendemain et a drainé une foule immense, des spectateurs étaient devant les guichets dès 6h du matin pour pouvoir trouver une place.

CIFF 2019 Ouverture

 

Habituellement, les cérémonies d’ouverture des festivals sont suivies d’un dîner pour tous les invités. Cela n’a pas été le cas cette année. Le film d’ouverture durant 210 minutes, il a été décidé de reporter ce dîner pour le soir d’après.

Mais le lendemain, quelle belle surprise de s’apercevoir qu’en fait les invités du festival assisteraient à un concert du chanteur égyptien Amr Diab auquel avaient été convié un nombre impressionnant de professionnels du cinéma : des acteurs, des réalisateurs, des producteurs, des scénaristes, des techniciens… Tous étaient là pour danser et fêter le cinéma.

Amr Diab en concert à l’occasion de l’ouverture du Cairo International Film Festival#CIFF #CIFF41 #CIFF2019

Publiée par Neila Massir Driss sur Vendredi 22 novembre 2019

 

Un festival de cinéma, ce sont d’abord des films, et la sélection de cette 41ème édition du CIFF est vraiment très belle, très riche et très diversifiée : 153 films de 63 pays, dont 18 en premières mondiales, 17 en premières internationales (c’est-à-dire qu’ils ont déjà été uniquement projetés dans leurs pays d’origine) et 84 en premières arabes, ensuite des rencontres, panels, discussions, ateliers, et enfin la fête !

Alors que certains en Tunisie réclament la suppression du tapis rouge et de l’aspect festif des Journées Cinématographiques de Carthage, les organisateurs du CIFF renforcent ce coté festif qui donne de l’éclat au festival et contribue à le promouvoir encore plus. En espérant qu’un jour, on puisse faire de même en Tunisie.

Neïla Driss

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