Cinq films tunisiens au Festival International du Film du Caire

Films tunisiens au CIFF 2019
Films tunisiens au CIFF 2019

 

C’est ce soir que débutera la 41ème session du Festival International du Film du Caire (CIFF), qui va se dérouler du 20 au 29 Novembre 2019.

Le programme de cette session, dédiée au critique de cinéma égyptien Youssef Cherif Rizkallah décédé cet été 2019, a été annoncé lors d’une conférence de presse. 153 films de 63 pays seront projetés dans plusieurs sections durant ces 9 jours.

Cette année, la Tunisie participe au CIFF avec cinq films (quatre longs et un court) :

Un fils (Bik Naich) de Mehdi Barsaoui, avec dans les principaux rôles Samir Bouajila et Najla Ben Abdallah, sera le film d’ouverture de la compétition « Horizons du film arabe » et bénéficiera d’une projection gala, avec un tapis rouge pour l’équipe du film.

Synopsis :
Tunisie, été 2011. Farés et Meriem filent des jours heureux avec Aziz, leur fils de 11 ans. Durant un séjour dans le sud du pays, un événement vient changer le cours de leur vie. Alors qu’une course contre la montre s’enclenche, des vérités longuement enfouies commencent à refaire surface.

La première du film Un fils avait eu lieu à la 76ème édition de la Mostra de Venise, dans la compétition « Orizzonti ». Il y avait remporté le Prix INTERFILM du meilleur film de la part du jury œcuménique et le Prix de la Meilleure interprétation masculine pour Sami Bouajila.
Un fils a été également sélectionné dans plusieurs festivals, dont le Filmfest Hamburg, le BFI London Film Festival, le Mumbai International Film Festival, les Journées Cinématographiques de Carthage où il a remporté une Mention spéciale du Jury Première œuvre et au Festival International du Film Francophone de Namur, en compétition première œuvre où il a remporté le Prix du Public.

Sur la transversale, le film documentaire de Sami Tlili, est également en compétition « Horizons du cinéma arabe ». Ce très beau film, actuellement au cinéma en Tunisie, a fait sa première aux Journées Cinématographiques de Carthage.

Synopsis :
Pour la mémoire collective des tunisiens,  1978 est le souvenir impérissable de cette fameuse équipe nationale de foot et  de son « épopée vers  l’Argentine ».  Un mythe intergénérationnel  qui a jalonné mon enfance accompagné d’une question intrigante longtemps restée sans réponse : Pourquoi ma mère refusait de regarder le foot ? Et si en fin de compte 1978 n’était pas qu’une histoire de foot ?

-Avant qu’il ne soit trop tard de Majdi Lakhdar, avec dans les principaux rôles Raouf Ben Amor, Rabia Ben Abdallah, Majd Mastoura et Selma Mahjoubi, en compétition dans la section « La semaine de la critique ».

Synopsis :
Avant qu’il ne soit trop tard raconte l’histoire de Ali un vieux et pauvre couturier qui passe son temps à la cherche d’un trésor introuvable dans une galerie souterraine de sa maison, jusqu’au jour où il se retrouve coincé avec sa femme et ses enfants sous les décombres suite à l’effondrement de leur maison. Il va essayer de s’occuper d’eux et de les protéger en les emmenant à l’abri dans la galerie souterraine secrète, en luttant et en cherchant un moyen pour les sauver avant qu’il ne soit trop tard.

Les Épouvantails de Nouri Bouzid, avec dans les principaux rôles Nour Hajri, Afef Ben Mahmoud, Joumene Limam, Mehdi Hajri, Sondos Belhassen, Fatma Ben Saïdane, Noomen Hamda sera projeté dans la section « Projections spéciales en hors compétition ».

Synopsis :
En décembre 2013, Zina et Djo, reviennent en Tunisie du front syrien où elles ont été séquestrées et violées. Zina a été séparée de son enfant de deux mois et Djo se découvrant enceinte se réfugie dans un mutisme total et ne parle de l’horreur syrienne que dans son prochain roman « violée ».
Nadia, avocate, et Dora, médecin humanitaire, les accompagnent dans leur dure et longue reconstruction; freinée par la violence de proches, du regard tenace des réseaux sociaux, et de mal être.
Nadia, également avocate de Driss, 21 ans, homosexuel persécuté et radié de tous les établissements scolaires, lui demande d’aider Zina. Leur rencontre riche, permettra-t-elle à Zina et Driss d’ouvrir leurs boites noires, de s’assumer et de braver la société injuste ?

La première mondiale du film Les épouvantails a eu lieu à la Mostra de Venise dans la sélection « Sconfini » où il a reçu le Prix Spécial des Droits de l’Homme et a été le film d’ouverture de la session Nejib Ayed des Journées Cinématographiques de Carthage.

Fatum de Mohamed Ali Nahdi, est un court métrage de  25 mn, en compétition dans la section « Cinéma de demain », qui comprend 21 films, dont 11 en première mondiale.

Synopsis :
Un peintre passionné rentre chez lui après le travail où il vit avec son épouse et son enfant à la recherche d’une surprise qui change le cours de sa vie. Dans le film en trois parties, le réalisateur présente de grands changements dans la vie du protagoniste, dont nous découvrons progressivement le destin.

Fatum a remporté une Mention spéciale du Jury au Festival CINEMED à Montpellier et a participé aux Journées Cinématographiques de Carthage dans la section « Regards sur le cinéma Tunisien ».

En exclusivité la bande annonce du nouveau film polémique. #𝐅𝐀𝐓𝐔𝐌 — فاتوم 𝐔𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐦 𝐝𝐞 𝐃𝐚𝐥𝐢 𝐍𝐚𝐡𝐝𝐢 Quand le destin s’en mêle. > compétition officielle @cinemed> compétition officielle @cairofilms> regard sur le cinéma Tunisien @jcctunisieofficialDates de projection à Tunis :#𝐉𝐂𝐂 Programme Court métrage :Regard sur le cinéma Tunisien #𝐅𝐀𝐓𝐔𝐌 𝐃𝐄 𝐃𝐀𝐋𝐈 𝐍𝐀𝐇𝐃𝐈 Projection du film – lundi 28 oct salle le Palace a 18h30.- Mardi 29 oct la salle Taher Chiraa A la cité de la culture a 20h.

Publiée par Mohamed Ali Nahdi sur Vendredi 25 octobre 2019

 

Quant au film documentaire encore en postproduction, Le disqualifié de Hamza Ouini, il a été sélectionné avec 16 autres projets pour concourir au Cairo Film Connection (CFC) qui est la plate-forme de coproduction du festival, qui se tiendra du 24 au 26 novembre 2019. La CFC invite des producteurs et des distributeurs de films ainsi que des représentants des organismes financiers, des agents de vente, des chaines de TV et des plateformes numériques, pour initier des coproductions internationales et des partenariats avec les cinéastes du monde arabe. Ces 16 projets sélectionnés sont invités à participer aux réunions du CFC. Un jury composé de la scénariste égyptienne Mariam Naoum, de la fondatrice et directrice générale de Media Luna New Films Ida Martins, et du producteur et consultant de Beholder Entertainment George David, choisiront les projets qui recevront des prix en espèces et en nature.

Le compositeur tunisien de musique de films Amine Bouhafa sera l’un des cinq membres du jury de la compétition « Horizons du cinéma arabe ». Amine a remporté plusieurs récompenses, dont en 2015 le César de la meilleure musique originale pour le film Timbuktu d’Abderrahmane Sissako et le Tanit d’Honneur des Journées cinématographiques de Carthage pour l’ensemble de sa carrière.

En 2018, la jeune actrice tunisienne Aicha Ben Ahmed avait été aussi membre du jury de cette même compétition.

Bonne chance aux films tunisiens en compétition.

Neïla Driss

Lire sur le même sujet:

Commentaires: