Venin, invectives et calomnies : Est-ce cela le débat politique et citoyen ?

Parfois, la patience finit par déborder et l’on ne peut que déplorer à voix haute toutes ces dérives pleinement assumées qui nous tiennent lieu de débat politique.
Les noms d’oiseaux fusent de partout et nul n’est épargné: ministres, hauts responsables syndicaux ou associatifs, ambassadeurs et parfois simples militants sont pris à partie et parfois lynchés sur cette drôle de place publique où beaucoup avancent masqués et qu’on nomme « réseaux sociaux ».
C’est vrai que nos députés et hommes politiques ont parfois pu donner le mauvais exemple mais cela ne justifie nullement les dérives actuelles.
Chacun distille fiel ou venin, maniant insultes, calomnies et anathèmes heureusement virtuels.
L’impression qui prévaut est que presque tout le monde semble avoir perdu la tête. Dans cette sphère, nul ne se soucie de l’interlocuteur ou de quelque code d’honneur et de bienséance que ce soit. Les invectives et les autodafés fusent un point c’est tout.
Un peu de politesse la plus élémentaire ne ferait franchement de mal à personne. Et il devient triste de constater ces abus de violence verbale qui disqualifient notre liberté d’expression.
Comment reprendre nos esprits et retrouver les chemins de la civilité? Comment rehausser le niveau du débat si ce mot est le terme approprié? Comment reconnaître l’autre, l’interlocuteur, dans sa différence et son intégrité?
Il reste beaucoup de chemin à faire et, incontestablement, cette déferlante vulgaire et revancharde qui déferle est l’une des tares les plus bruyantes de notre transition démocratique.
Mais qui se soucie d’éthique et de respect dans cette foire d’empoigne qui n’épargne personne et jette au caniveau l’honneur de celles et ceux que choisissent pour cible des cabales fulminantes?

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