Faire don d’une journée de travail payera la majeure partie des prêts du FMI

Le ministre chargé des Grandes réformes, Taoufik Rajhi, a estimé que l’appel lancé par le président de la République Kais Saied quant à faire don d’une journée de travail chaque mois, durant 5 ans, au profit des caisses de l’Etat, est une « idée de solidarité qui reflète la force d’une proposition audacieuse visant à rétablir la confiance et la conscience des Tunisiens et à responsabiliser les citoyens pour contribuer à la résolution des crises économiques ».

« Loin du populisme, l’aggravation de l’endettement depuis la révolution est une responsabilité collective des gouvernements successifs, approuvée par les députés », a déclaré Rajhi dans un post publié sur sa page Facebook, expliquant que cette idée générera au minimum une somme annuelle de 600 millions de dinars, qui selon ses dires suffira dans les cinq ans pour payer la majeure partie des prêts du Fonds monétaire international (FMI) ou d’un emprunt sur les marchés financiers.

« C’est une bonne idée qui nécessite une formulation plus précise en partageant les bénéfices des entreprises, des banques et des institutions financières et pourquoi pas ne pas la convertir en une caisse d’amortissement de la dette publique, où l’on verse l’argent pillé, le revenu des sociétés confisquées et de la réconciliation avec la personnes corrompues et les dons », a-t-il ajouté.

Rappelons que lors de son discours prononcé ce mercredi, Saied a déclaré que les Tunisiens souhaitent prendre part à la résolution des problèmes du pays.

« Plusieurs d’entre eux, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, ont annoncé leur volonté de faire don d’une journée de travail chaque mois, durant cinq ans, pour soutenir les caisses de l’Etat et limiter l’endettement et la demande des prêts », a-t-il lancé.

En réponse, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a déclaré que l’idée exposée par le président relève d’appels lancés sur les réseaux sociaux.

Il a assuré, sur Jawhara fm, qu’il ne s’agit pas d’une décision, mais d’une proposition. « L’UGTT est prête à faire des sacrifices à condition que le sacrifice inclue tout le monde », ajoute-il.

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