Situation de la HAICA : Hichem Snoussi répond à Abdelkarim Harrouni

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 17 octobre 2019 pour revenir sur la couverture des campagnes électorales des récentes élections, les Législatives et les deux tours de la Présidentielle, le membre à la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA), Hichem Snoussi, a commenté les récentes déclarations du dirigeant d’Ennahdha, Abdelkarim Harrouni.

Ce dernier avait déclaré que la HAICA n’est plus à même d’accomplir sa tâche au vu des changements que connait le paysage audiovisuel tunisien, et d’appeler à la mise en place d’une nouvelle instance de régulation.

Hichem Snoussi s’est dit étonné face à de tels propos, indiquant que même si le mandat de la HAICA ait pris fin en mai dernier il n’est pas question de livrer le paysage médiatique au vide.

Et de rappeler à Harouni que c’est l’Assemblée des Représentants du Peuple, dont il est membre, qui a échoué durant son mandat à adopter une nouvelle loi portant sur la mise en place d’une nouvelle instance de la régulation des médias audiovisuels.

Même son de cloche chez Nouri Lejmi, président de ladite instance, qui affirme que la HAICA ne livrera pas le secteur audiovisuel au vide juridique et qu’elle assurera la passation dès la mise en place de la nouvelle instance.

Campagne électorales déséquilibrées

L’unité de monitoring mise en place pour contrôler les différentes campagnes électorales a, durant cette conférence de presse, présenté son rapport portant sur les campagnes électorales relevant plusieurs infractions portant notamment sur la publicité politique, la publication de résultats de sondages d’opinion et la transgression des jours de silence électoral.

A cet effet, 42 décisions d’amendes ont été émises entre le 16 juillet et le 13 octobre courant notamment contre les médias opérant hors la loi.

Durant la campagne électorale des élections législatives, la HAICA note un déséquilibre au niveau de la couverture des activités et des programmes des différentes listes électorales qui se sont présentés.

L’Instance de régulation épingle également un manque frappant de représentativité féminine dont la moyenne ne dépasse pas les 12% pour les médias audiovisuels publics et privés.

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