A l’affiche de la Présidentielle : Deux films muets à la mode...

A l’affiche de la Présidentielle : Deux films muets à la mode Charlot

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C’est peu de dire que nous baignons dans une confusion totale !

En ce jour de silence électoral pour les élections législatives, c’est le coup d’envoi pour l’élection présidentielle qui vient d’être donné.

Les deux scrutins sont tellement imbriqués que la situation en paraît carrément cocasse à la veille du scrutin. Sans compter le pic de 75 listes concurrentes à Sidi Bouzid qui vient rajouter une louche de surréalisme.

Alors que Nabil Karoui est toujours en détention, l’autre candidat à la présidence de la République, Kais Saied, assure ne pas vouloir faire campagne en personne.

De toutes les manières, personne ne s’intéresse aux programmes des uns et des autres et encore une fois, la désaffection des électeurs pourrait coûter cher au processus démocratique.

Alors que les deux candidats sont quasiment muets, l’opinion est confrontée à une vague de coups bas sans précédent tout en se demandant quelle est l’adresse exacte de l’indépendance de la justice dans toutes ces affaires qui défraient la chronique.

Pions dérisoires sur un échiquier dont les enjeux les dépassent, les Tunisiens s’apprêtent à voter pour le nouveau Parlement et sanctionneront probablement plusieurs députés sortants qui osent demander leurs suffrages.

En même temps, ils continuent à scruter le ciel pour y déceler l’oiseau rare d’Ennahdha et les sirènes du centrisme.

Pris en tenailles entre deux candidats aux profils opposés, tout un chacun tente de s’y retrouver et voter aussi serein que possible.

Même si le film muet a depuis longtemps tourné à la farce de mauvais goût, à la frontière du burlesque, entre Charlot et Buster Keaton.

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