« Ich auch bin ein Berliner » : Trente ans après, le mur de Berlin à Tunis

Une installation rassemblant certaines des peintures murales de l’East Side Gallery a permis au public de découvrir ou retrouver l’univers des fresques murales qui ont été créées sur les décombres du mur de Berlin, après sa chute il y a trente ans.

Classée monument historique en 1992, l’East Side Gallery à Berlin n’est ni plus ni moins que la plus grande exposition d’art à ciel ouvert dans le monde.

Plusieurs des peintures qui ont été créées sur ce fragment oriental du mur de Berlin sont connues de tous et constituent l’une des plus belles aventures de l’art contemporain à la fin du vingtième siècle.

L’ambassade de la République fédérale d’Allemagne en Tunisie a rendu possible cette installation qui se déploie sur le mur longeant l’allée principale donnant accès à la résidence allemande.

Sur plus de huit mètres, plusieurs œuvres restituent un pan de la mémoire collective et de l’enthousiasme créatif qui avait présidé à la création de ces œuvres d’art devenues des témoins d’un tournant capital de l’histoire du siècle écoulé.

A travers les œuvres, l’on retrouve aussi bien les allégories de sauteurs du mur, les vieilles automobiles Trabant et des visions des retrouvailles allemandes.

Pour avoir connu ce Berlin de la fin des années 1980, ces images m’ont sauté à la figure et ramené une trentaine d’années en arrière, à l’époque des drapeaux rouges déchirés et du slogan « Nous sommes le peuple ».

Au-delà du mur et de ce qui en reste, que de chemin parcouru pour l’unité allemande et la mise à niveau des deux anciens Etats d’après-guerre.

En seulement trois décennies, l’Allemagne a réalisé a performance de rassembler deux entités, les intégrer dans la même économie et dépasser les difficultés conjoncturelles.

Les difficultés persistent toutefois comme en témoignent les évolutions socio-politiques des dernières années. Nonobstant cela, l’Allemagne demeure l’un des principaux moteurs de l’Union européenne et l’un des partenaires fondamentaux de la Tunisie.

Puisse la mémoire du mur abattu continuer à nous inspirer et ces oeuvres jaillissantes nous inviter à paraphraser Kennedy: « Ich auch bin ein Berliner ».

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