Plaidoyer pour l’Association sportive féminine : Il faut réhabiliter ce grand club

Plaidoyer pour l’Association sportive féminine : Il faut réhabiliter ce grand club

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L’ASF a été fondée en 1956

L’Association sportive féminine (ASF) est en danger. Cruel paradoxe, les difficultés que traverse cette association pionnière ne suscitent pas de réactions de la part des deux femmes qui se trouvent à la tête du ministère des Sports et de la Ville de Tunis. Est-ce par manque d’information ou par manque d’intérêt ? Difficile à savoir.

Dans ce plaidoyer rédigé par D.L. Ben Osman, une ancienne joueuse de l’ASF, les enjeux actuels sont bien posés et les dangers qui menacent cette association recensés.

Un document instructif qui éclaire le public sur le présent difficile vécu par cette association.

« Dimanche a eu lieu l’AG de L’ASF, ce grand club militant créé par feue Samira Ben Ghazi, à l’aube de l’indépendance.

Et à la lecture du rapport financier, on constate que ce club au palmarès prestigieux se bat et se débat pour se maintenir en vie malgré:

1. Les élucubrations de la FTBB, qui maintenant fait payer aux clubs l’arbitre et le terrain les jours de rencontres, simple aberration !

2. Les restrictions budgétaires drastiques car dans notre pays, il n’y a qu’un seul sport-tsar : le foot qui rafle la mise !

C’est regrettable de le souligner, mais on remarque que c’est lorsqu’il y a deux femmes dynamiques, à la tête du ministère des Sports et de la mairie de Tunis, que les choses empirent pour ce club qui a formé tant de jeunes Tunisiennes au corps sain et à l’esprit sain !

Et l’on se demande :

1. Pourquoi ce grand club ne bénéficie-t-il pas de plus de soutien, alors que c’est une vraie école de la vie pour la jeune fille Tunisienne ?

2. Pourquoi n’a-t- il pas de salle couverte comme son voisin Al Hilal (qui s’est approprié une belle portion du terrain de l’ASF) afin que les jeunes joueuses puissent, comme les autres, s’entraîner régulièrement à l’abri des intempéries ?

Malgré ces tristes constations, on remarque un fait typique de l’ASF d’antan, l’esprit de famille, du don de soi pour l’autre, de la franche camaraderie et surtout la relève assurée !

Un grand bravo au bureau directeur avec à sa tête Amel Daoud, une enfant du club, dévouée corps et âme à son sacerdoce et aidée par une magnifique brochette de jeunes femmes bénévoles !

Remerciements aussi aux donateurs qui croient encore au vrai sport, celui que nous avions pratiqué gratuitement ! »

Ce plaidoyer pour l’ASF sera-t-il entendu ? Qu’attendons nous pour appuyer la réhabilitation de cette grande association sportive ?

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