Interview de Nabil Karoui : C’est au juge d’instruction d’en décider !

Il est vrai que l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a autorisé le candidat à l’élection présidentielle, Nabil Karoui, à donner une interview. Celle-ci serait assurée par la chaîne privée El Hiwar Ettounsi.

Or, incarcéré à la prison de Mornaguia depuis le 23 août dernier, sur fond d’une affaire de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale, Nabil Karoui ne dépend pas seulement de l’ISIE mais également de la Haute Autorité Indépendante pour les élections (HAICA) et reste surtout tributaire de l’accord de l’administration pénitentiaire.

Ayant été acceptée par l’ISIE, la demande de l’avocat de la chaine TV pour pouvoir interviewer Nabil Karoui, dépend surtout du juge d’instruction du pôle judiciaire, économique et financier ou de la chambre d’accusation qui a émis le mandat de dépôt à l’encontre de l’accusé.

Bien que l’ISIE indique, dans un communiqué publié ce lundi 9 septembre, que « son approbation consacre les principes de l’équité et de l’égalité entre les candidats en vertu des dispositions de l’article 52 de la loi organique numéro 16 de l’année 2014 relative aux élections et aux référendums », ne possède par les prérogatives pour autoriser une telle démarche.

Une personne arrêtée ne peut en effet être interviewée sans autorisation judiciaire en vertu de l’article 35 de la loi numéro 52 de l’année 2001 du 14 mai 2001 relative à l’organisation des prisons, précise une source judiciaire à la radio Mosaique fm.

Commentaires: