Coupures d’eau: L’encre continue à couler

Un spécialiste des questions de l’eau en Tunisie vient de jeter un nouveau pavé dans la mare. Avec précision, ce spécialiste reconnu qui préfère garder l’anonymat, souligne la responsabilité des politiques et des aménageurs du territoire. Ses propos sont cinglants et proposent un éclairage différent sur la situation actuelle.

Ainsi, il écrit: « Quand on ferme les yeux pendant huit ans sur une expansion urbaine non contrôlée, sans plans d’aménagement, quand les autorités locales, régionales et nos chers députés exigent d’alimenter ces cités champignons en eau, alors qu’aucun ouvrage du genre réservoir d’eau, station de traitement ou station de pompage n’a été prévu initialement dans les plans de la SONEDE, la seule solution qui reste est de faire des extensions de réseaux à ne plus en finir.

Donc forcément, lorsqu’il y’a un pic de consommation, le réseau ne suit plus. En plus à cause de politiques populistes, le prix de l’eau a été gelé depuis 2016 alors qu’entre temps le coût de l’énergie, des équipement et la masse salariale ont explosés, empêchant la SONEDE de faire correctement les travaux de maintenance et de recalibrage du réseau ».

Des propos de technicien qui expliquent clairement que le développement des réseaux de distribution échappe de plus en plus à toute rationalité. De quoi inquiéter l’opinion publique sur la question de la gestion de l’eau en période estivale.

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