Tunisie : L’économie parallèle dévore plus de 25% du PIB

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abassi, a déclaré qu’une grande quantité d’argent circule dans le marché parallèle.

La valeur de cet argent se situe entre 10 et 15 milliards de dinars, a-t-il fait savoir, ce lundi, lors de son audition par la commission des finances dr l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Ceci est dù, selon lui, à l’absence de changement de la politique monétaire et financière en Tunisie pendant des années.

La Banque centrale cherche à « sécher » ou collecter ces sommes, a-t-il ajouté.

L’économie parallèle attire 41,5% de la population active

L’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) a révélé en février que le deuxième obstacle majeur à la relance économique en Tunisie est la concurrence inégale à laquelle sont confrontées les entreprises structurées par leurs homologues non-formelles.

Selon l’étude présentée par l’ITES, et réalisée par la Banque Mondiale, l’économie parallèle en Tunisie attire 41,5% de la population active, soit 1 453 620 citoyens dont 87,6% sont des hommes.

Ce secteur informel attire également 53,7% de la majorité des hommes tunisiens, contre 21,5% des femmes actives.

Environ 55% des personnes travaillant dans le secteur parallèle n’ont pas poursuivi leurs études au delà de l’école primaire, contre 25% du secteur formel.

Les « gros » paiements en liquide bientôt limités

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Marouene Abbassi, avait annoncé en décembre qu’un système de blocage de l’économie parallèle va entrer en vigueur à partir de juin 2019.

Il s’agit de la limitation des paiements en espèces comme le prévoit d’ailleurs la loi de finances de 2019.

Parmi les nouvelles dispositions, celles portant sur l’impossibilité d’acheter un immobilier ou d’un véhicule d’une valeur supérieure à 5 mille dinars en liquide avec l’obligation de présenter les fiches d’un compte bancaire ou postal.

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