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Souad Abderrahim : Un an à la tête de la ville de Tunis et un élan qui se confirme

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C’est le 3 juillet 2018 que pour la première fois de son histoire, la ville de Tunis élisait une présidente à la tête de son Conseil municipal.

Si les polémiques politiciennes nous ont empêché de savourer à sa juste valeur ce moment historique, il n’en reste pas moins que l’élection de Souad Abderrahim représente une victoire pour toutes les femmes tunisiennes.

De plus, et comme dans beaucoup d’autres domaines, la Tunisie donnait l’exemple et inspirait le monde arabe et le continent africain avec la première femme maire de sa longue histoire.

On se souvient des premiers mots de Abderrahim qui avait dédié sa victoire électorale aux femmes et aux jeunes puis de ses premières approches de l’immense chantier qui l’attendait.
Un an après, nonobstant les couleurs politiques et en regardant la réalité du terrain, on peut dire sans se tromper que notre maire est en train de prendre un élan qui pourrait s’avérer décisif durant les prochaines années.

En effet, la première année d’un mandat de cinq ans permet de prendre la mesure des choses et identifier les besoins à court, moyen et long terme.

En d’autres termes, il faut pour ces premiers douze mois évaluer au plus près les attentes, mobiliser les équipes et dresser un plan d’action qui puisse donner des résultats aujourd’hui, demain et pour des échéances plus lointaines.

Ne parlons donc pas de bilan mais constatons que Souad Abderrahim et son équipe sont en train de poser un socle bien ancré pour leurs projets à venir. Mentionnons aussi que ces réalisations au quotidien se font au fur et à mesure, dans la discrétion qui sied au travail en profondeur, sans tambours ni trompettes.

Prenons quelques exemples de proximité. La ville de Tunis devrait incessamment inaugurer un espace pour les commerçants informels avec 95 points de vente qui y seront installés. Cet espace se trouve à la rue Mongi Slim, non loin de Bab Bhar et la Hafsia. C’est le premier de ce genre et d’autres vont suivre pour reprendre en main les rues de la ville.

Dans le même ordre d’idées, le Conseil municipal vient de doter les femmes artisanes d’un espace commercial doublé d’un lieu de vie. Ce projet localisé sur l’avenue de la République est réalisé en partenariat avec le ministère de la Femme et le gouvernorat de Tunis.

Toujours dans cet esprit, un espace pour les femmes victimes de violences vient de voir le jour à la rue Sidi Béchir. Il s’agit aussi d’un partenariat avec le ministère de la Femme et l’initiative offre un abri aux victimes de violence.

D’autres projets sont en cours de finalisation. Il s’agit aussi bien de la gestion du souk hebdomadaire des voitures que de la création de cabinets de médecins municipaux dans chacun des quinze arrondissements de la capitale.

La rénovation des abattoirs de Tunis est également envisagée dans le cadre d’un grand projet en partenariat avec l’Union européenne. En ce sens, un comité de pilotage a été installé et l’élaboration des cahiers de charges suit son cours.

Tout cela, c’est du concret. Et ce sont des décisions et projets entérinés par un Conseil municipal équilibré, un conseil dont la diversité politique des édiles ne l’empêche pas d’aller de l’avant au service d’une ville qui ne peut plus attendre.

Plus prospective, l’action municipale prend des tonalités écologiques. Tout le monde parle en ce moment du pont couvert de la Cité Ezzouhour, au-dessus de Oued Gariana.
Toutefois, il faudra aussi compter avec les nouveaux lotissements à bâtir qui seront astreints à de nouvelles normes en matière d’écologie et d’énergies renouvelables. A ce titre, le projet des Jardins de Tunis mis en oeuvre avec l’Agence foncière d’habitat se veut un exemple du genre.

De même, le comité de pilotage de Tunis 2050 tente de se placer dès à présent dans la logique des objectifs de développement durable.

Dans la même optique, le Plan communal de gestion des déchets constitue une étude stratégique qui posera de nombreuses solutions à des problèmes encore difficiles à maîtriser.

Du point de vue du citoyen que je suis, l’élan est bien là et, au-delà des couleurs politiques, il est important de le rappeler comme il est essentiel de toujours souligner que Souad Abderrahim est la première femme à accéder à la tête de la mairie de Tunis, ce dont je suis fier pour toutes les Tunisiennes.

Après un an, il est prématuré de parler de bilan mais il est important de mentionner que les initiatives ne manquent pas. Ici des terrains de sport dans les quartiers, là des projets de parkings à étages et là encore des projets innovants qui misent sur la proximité véritable et non le spectaculaire médiatique.

Je suis pour ma part convaincu que Souad Abderrahim aura du souffle. Parce qu’elle a commencé son mandat dans des difficultés qu’elle a vite su dépasser. Parce qu’elle est portée par la volonté de servir sa ville, notre ville. Parce qu’elle parvient à donner une cohérence stratégique à un Conseil municipal bigarré mais qui met les priorités urbaines au-dessus des considérations politiques.

Un an déjà et donc une première balise ainsi qu’un élan qui se confirme jour après jour. Bien sûr, les difficultés ne manquent pas tout comme d’ailleurs les dynamiques pour les résoudre.

Et c’est de bon augure pour l’action municipale dans la capitale…

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