On est bien ici, comme là-bas, dit ! | Par Paulo

On est bien ici, comme là-bas, dit ! | Par Paulo

Par -
Tribune – José Paulo Santos

Ça fait trois ans que je travaille et j’habite en Tunisie. Oui, je suis Portugais. Et je suis venu de là-bas pour une mission digne et très importante : partager une Langue et une Culture qui étaient très peu connues ici.

Venir en Tunisie et développer ce projet m’a permis de m’insérer dans les méandres d’une autre culture, d’autres habitudes et coutumes. Un grand défi pour un humaniste qui aime les gens et ses différences dans les contextes géopolitiques, éducatifs, historiques.

Avant de venir, on me demandait: « tu n’as pas peur d’y aller? ». Non. Aucune peur. Aucune méfiance. Aucune insécurité. Je suis venu à cœur et âme ouvertes, sans aucune idée faite et ébréché aux pensées aérées.

J’étais disponible à l’observation, sans jugements et complètement nu de croyances malsaines ou de préjugés qui puissent affecter ma façon de vivre la vie et de comprendre et de respecter une autre culture.

J’ai été si bien accueilli et tellement bien accepté, que je me suis aussitôt accaparé de toute cette gentillesse tunisienne, dans le regard, dans le geste e dans les mots.

Et pendant ces trois ans, je me suis entouré d’amis, de coutumes, d’immenses connaissances sur ce pays qui me font sentir comme à la maison, comme chez moi : ce Portugal pacifique et accueillant et tellement riche en histoire; de ce peuple qui a lutté pour la liberté (le célèbre 25 avril 1974, avec la « Révolution des Œillets ».

Et oui, je suis venu pour apprendre que la “Révolution du Jasmin” avait eu lieu. Une fleur dans chacun de nos pays avait été un symbole de liberté, d’inspiration à la tant voulue démocratie, au Portugal comme en Tunisie. Une fleur.

Et c’est au peuple qu’appartient l’arôme et la senteur de la détermination, de la force et de ce pouvoir unique de vouloir marcher pour la paix, pour cette croyance intense de la vie:

Lorsqu’un jour, le peuple aspire à vivre,
Le destin se doit de répondre !
Les ténèbres se dissiperont !
Et les chaînes se briseront !

Merci, ma chère Tunisie. Oui, on est bien ici, comme là-bas, dit !

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