Aussi polémique que celle de Mzali, la circulaire Ali Larayedh impose des...

Aussi polémique que celle de Mzali, la circulaire Ali Larayedh impose des fêtes « halal »

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Toujours aussi contestée pour son incompatibilité avec les lois fondamentales du pays, la circulaire de Mohamed Mzali fermant les cafés durant les mois de Ramadan n’est pas la seule à faire polémique.

Tout aussi illégale et jurant avec les lois, la circulaire de Ali Larayedh date des années de la Troika et impose aux cafés, bars et restaurants de ne pas servir d’alcool les jours de fête.

Bien sûr, cette interdiction ne concerne pas les touristes mais elle n’en établit pas moins une ségrégation puisqu’elle interdit aux musulmans de ne pas boire les jours de fête.

Seulement ces musulmans, il faut les reconnaître, n’est-ce pas ? En conséquence, un Beur au look arabe sera servi alors qu’un Tunisien au look local et ne professant pas la religion musulmane sera refoulé.

Il s’agit sans hésitation aucune d’une discrimination et plus grave d’une situation pernicieuse où les gens sont jugés au faciès.

Voulue par les tenants de la Troika, cette circulaire est sans doute scélérate et établit une discrimination entre Tunisiens tout en mettant en doute les principes de la Constitution.

Elle génère parfois des situations surréalistes et constitue un fait inavouable de racisme et d’inacceptables délits de « gueule ».

Avec le Ramadan puis l’Aid, ce sont des normes religieuses qui se superposent au droit positif. Comme si notre République devait se plier aux lois religieuses interprétées à la manière intégriste.

Répétons-le, ce modèle wahabite qui ne dit pas son nom n’est pas compatible avec la Tunisie et ces libertés foulées au pied sont en fait une invitation à l’hypocrisie la plus fourbe.

Celle qui fait mine de prier, jeûner et s’abstenir alors qu’il n’en est rien dès que les regards sont tournés.

Pour des fêtes « halal », oui absolument! Mais sans contrainte et en toute liberté de conscience…

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