Élections 2019 : Voter pour un projet ou sanctionner par un rejet...

Élections 2019 : Voter pour un projet ou sanctionner par un rejet ?

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Les scrutins de l’automne prochain mobilisent peu à peu l’opinion publique. Et la question se pose déjà de savoir si les électeurs voteront pour un projet ou exprimeront un rejet.

Pour la première option, les programmes des partis et des candidats restent flous et il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.

Les uns cachent leur jeu dans les méandres d’un centrisme devenu le réceptacle de toutes les médiocrités. Les autres attendent de voir le sens du vent et tous esquivent les vrais problèmes et priorités.

En matière de rejet, les options sont plus nombreuses et pourraient sanctionner une législature qui a été marquée par les errements et les promesses non tenues.

La classe politique dans son ensemble pourrait subir un rejet cinglant. Le gouvernement actuel pourrait aussi se retrouver dans le collimateur des électeurs ainsi que les partis qui dominent le Parlement.

Ainsi, les élections législatives et présidentielle de 2019 pourraient lourdement sanctionner les responsables des mauvais choix qui ont immobilisé la Tunisie.

Même si cela est annonciateur de bouleversements, le risque existe d’ouvrir la voie à une période placée sous le signe de l’aventurisme.

Populistes, démagogues et faux indépendants sont en embuscade alors que les candidatures à la présidentielle oscillent entre pantalonnade et pugilat anticipé.

D’autre part, pour la première fois depuis 2011, la gauche a toutes ses chances. Forte de l’appui annoncé de l’UGTT, la gauche tunisienne malgré les remous actuels, pourrait être la surprise du scrutin.

En outre, le regain connu par les destouriens est l’une des nouvelles donnes de ces élections pour lesquelles personne ne part favori. Simultanément, ils sont nombreux à traîner les casseroles de la gestion chaotique des dernières années.

En ce sens, Ennahdha et Nidaa Tounes ainsi que Tahia Tounes pourraient payer cher leurs connivences et la bipolarité qu’ils cherchent à imposer à l’électorat.

De fait, c’est un électeur qui se rebelle contre les diktats qui ira aux urnes et il est fort probable qu’il ne gobera plus le discours lénifiant sur les vertus du centrisme consensuel et de l’islamisme modéré.

Toutes les options sont désormais ouvertes mais c’est entre rejet et projet que tout se jouera l’automne prochain.

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