Pourquoi l’ISIE veut reporter les élections municipales partielles !

Avec la vague de dissolutions qui frappent les conseils municipaux, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) est dans une situation peu enviable.

Au total et jusqu’à ce jour, neuf conseils municipaux ont été (officiellement) dissous. Il s’agit des municipalités de Souk Jedid (Sidi Bouzid) où des municipales se sont déroulées dimanche dernier, El Ayoun (Kasserine), le Bardo (Tunis), la Soukra (Ariana), Bohra (Le Kef), Sers (Le Kef), Thibar (Béja), Naassen (Ben Arous) et Kesra (Siliana).

Pour l’ISIE, organiser des élections municipales partielles alors que la logistique des prochaines échéances électorales – élections législatives d’octobre et élections présidentielles de novembre 2019 – est en train d’être mise en place, pourrait perturber l’instance électorale.

C’est ce qu’a estimé son président, Nabil Baffoun, qui a demandé, ce mardi 28 mai, au président du parlement, Mohamed Ennaceur de proposer une initiative législative pour l’amendement de la loi électorale.

Cette initiative législative permettra de proposer le report des élections municipales partielles à une date qui sera fixée après les élections législatives et présidentielles. Cette demande a été faite afin de respecter la légalité.

En effet, « les démissions successives de plusieurs conseillers municipaux et la nécessité de les remplacer en tenant des élections partielles dans un délai ne dépassant pas les trois mois, est de nature à épuiser les efforts de l’ISIE surtout en cette année électorale par excellence », a estimé Nabil Baffoun.

L’ISIE estime que la meilleure solution réside dans le report des élections municipales partielles, a-t-il souligné.

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