Tunisie : Vers un pluralisme syndical en bonne et due forme ?

L’Union Générale Tunisienne du Travail ou UGTT, la puissante organisation nationale syndicale aura-t-elle du souci à se faire ?

Lors d’une série de réunions tenues par le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, avec les représentants de structures syndicales, des organisations ouvrières et patronales, une volonté de faire respecter le pluralisme syndical a été exprimée par le gouvernement.

Selon le ministre des Affaires sociales, « des critères objectifs conformes aux conventions internationales et à la législation nationale seront bientôt pris en compte pour consacrer le pluralisme syndical et le respect des droits et des libertés », rapporte l’agence TAP.

Mohamed Trabelsi s’est réuni avec l’union syndicale des travailleurs de Tunisie, l’Union des travailleurs de Tunisie et la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, qui traversent actuellement des difficultés et qui critiquent le non respect du pluralisme syndical.

Le 1er mai dernier, Habib Guiza, secrétaire général de la confédération générale tunisienne du travail (CGTT) avait d’ailleurs appelé le chef du gouvernement à mettre en œuvre la décision du tribunal administratif du 5 février 2019 qui donne le droit à la CGTT de bénéficier de ses droits y compris la participation aux négociations sociales nationales et sectorielles notamment à travers le conseil national de dialogue social.

En vertu de ce verdict qui reconnaît le pluralisme syndical en Tunisie, tous les syndicats libres et indépendants, légalement constitués, ont le droit à la participation aux négociations sociales, au dialogue social à tous les niveaux sur la base de la représentativité proportionnelle et non restrictive. Ils ont également droit aux subventions et aux détachements.

Selon lui, la non reconnaissance du pluralisme syndical est une atteinte aux principes de la démocratie et une infraction des conventions internationales qui reconnaissent ce droit.

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