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Ramadan : Le MI nie toute campagne ou descente visant les cafés ouverts

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Des informations ont été véhiculées concernant la comparution devant la justice d’un propriétaire d’un café touristique à Kairouan et de l’émission d’un un mandat d’arrêt à son encontre pour infraction administrative, atteinte aux bonnes mœurs et outrage public à la pudeur.

Le propriétaire doit comparaitre le 29 mai prochain dans cette affaire en lien avec l’ouverture de son établissement pendant le Ramadan. C’est ce qu’on pouvait penser, mais le ministère de l’Intérieur a réagi et apporté des précisions.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a démenti l’existence d’une campagne visant les cafés et restaurants ouverts le jour au public durant le Ramadan ou de descentes ayant été effectuées ou de restrictions ou de poursuites contre ceux qui les fréquentent.

Le ministère précise « accomplir sa mission dans le respect de la loi et des droits humains sans toucher aux libertés individuelles garanties par la Constitution, dont la liberté de croyance et de conscience ».

Concernant l’affaire du café touristique de la vieille ville à Kairouan, le MI précise que les autorités se sont déplacées sur le lieu en question samedi dernier en coordination avec le parquet, et ce, suite aux plaintes formulées par les habitants du quartier avoisinant, lesquels ont alerté la police contre le comportement touchant à l’ordre public et à la quiétude générale, des habitués du café ».

« Les investigations nécessaires ont été mené à ce propos. Il a été procédé à l’arrestation de deux individus recherchés dont un avait des antécédents judiciaires et faisant l’objet de deux avis de recherche. Ce dernier avait en sa possession 200 cachets stupéfiants, qu’il avait l’intention de commercialiser », lit-on dans le communiqué du ministère.

Selon le MI, le propriétaire du café s’est opposé aux forces de l’ordre, en les agressant verbalement lorsqu’elles se sont rendues sur le lieu pour l’avertir. Le parquet a ainsi ordonné l’arrestation du propriétaire du lieu et l’ouverture d’une enquête pour atteinte aux bonnes mœurs et outrage public à la pudeur.

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