Caid Essebsi à al-Sarraj : « La Tunisie n’a aucun agenda en Libye »

Caid Essebsi à al-Sarraj : « La Tunisie n’a aucun agenda en Libye »

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CP : Présidence de la République

Le président de la République Béji Caïd Essebsi a reçu ce mercredi, au Palais de Carthage, le président du conseil présidentiel du gouvernement de l’entente nationale de Libye, Fayez al-Sarraj. Les derniers développements en Libye et les efforts déployés aux niveaux régional et international pour l’arrêt des opérations militaires, ont été au centre de l’entretien.

Un communiqué de la Présidence, cité par l’agence TAP, précise que l’accent a été mis lors de l’entretien sur « les graves conséquences des opérations militaires sur le peuple libyen ainsi que sur la sécurité et la stabilité dans la région ».
L’accent est mis également sur l’impératif d’ouvrir la voie au dialogue pour la relance du processus politique entre les protagonistes libyens sous l’égide des Nations Unies. Le but étant d’éviter l’effusion de sang en Libye et de préserver son unité et sa stabilité.

« Le président de la République a affirmé à cette occasion le soutien de la Tunisie au peuple libyen et ses appels pressants pour une sortie de crise en Libye et pour lui épargner davantage de dégâts et de souffrances à travers l’arrêt immédiat des combats inter-libyens et l’engagement de toutes les parties à favoriser l’apaisement, faire preuve de retenue et privilégier l’intérêt supérieur de la nation », a-t-on indiqué.

« La solution en Libye doit être politique. Elle doit être trouvée par les libyens eux-mêmes sous les auspices de l’ONU sans ingérence étrangère. La Tunisie n’a aucun agenda en Libye, sauf le retour de l’entente, de la stabilité et de la sécurité dans ce pays », a insisté Béji Caïd Essebsi, relevant que l’intérêt de la Tunisie est que la Libye retrouve sa place naturelle et préserve son unité.

Situation inquiétante en Libye

Les combats ont gagné en intensité mardi au sud de la capitale libyenne, alors que l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, mettait en garde devant le Conseil de sécurité contre « le début d’une guerre longue et sanglante ».

Cette bataille « pourrait conduire à la division permanente du pays », a averti Ghassan Salamé. « La Libye est sur le point de tomber dans une guerre civile », a-t-il ajouté, cité par l’agence AFP.

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