Sacré Hooverphonic! Quand une « outia » s’invite à Jazz à Carthage

Sacré Hooverphonic! Quand une « outia » s’invite à Jazz à Carthage

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En Tunisie, tout le monde sait ce qu’est une « outia ». Il s’agit de la soirée en principe entre filles qui est organisée la veille d’un mariage.
Avec ses effluves de henné et ses sarabandes de musique, une « outia » en bonne et due forme a accueilli les musiciens de Hooverphonic à leur arrivée à l’hôtel.
Convivialité aidant, les artistes belges se sont retrouvés embarqués dans la noce et ont adoré. Du coup, les familles les ont invités au mariage proprement dit que les artistes ont rejoint après le concert.
L’anecdote racontée à plusieurs reprises par le leader du groupe a fait plaisir au public et vite fait de créer un lien supplémentaire avec le groupe dont les présents connaissaient par coeur et les paroles et l’ensemble du répertoire.
Reprenant en choeur les chansons, battant la mesure et applaudissant à tout rompre, les fans du groupe étaient nombreux, visibles et audibles dans une salle archicomble, en première partie du concert de Peter Cincotti.
Comme annoncé par le speaker du festival Jazz à Carthage, Hooverphonic, c’est le réceptacle de toutes les musiques alternatives et plus que cela.
Dans un style urbain assumé, la formation belge a fait montre de tout son éclectisme, développé durant 23 ans de carrière et confirmé par le nouvel album « Looking for stars ».
Avec des rythmes chaloupés et parfois plus énergiques, Hooverphonic a bien négocié son concert alternant des compositions mélodiques avec une touche Beatles ou Oasis et des passages plus rock dans le style de Doctor Feelgood ou Fleetwood Mac.
Omniprésente, la chanteuse avait tout d’un caméléon de musique. Tour à tour, elle évoquait la vaporeuse Nico, la raucité de Stevie Nicks voire un brin de sex-appeal version Vanessa Paradis.
C’est dire si elle maîtrisait son sujet! Sans fioritures, parfois trop lisse, elle passait d’un clin d’oeil à l’autre et faisait rêver un public subjugué et acquis d’avance.
Intervenant à deux reprises en mode « unplugged », la chanteuse emportait tout devant elle et donnait toute sa mesure au style d’une formation qui aime terminer ses morceaux comme sur des points de suspension, en laissant une note en l’air.
Très applaudis, les musiciens ont laissé la meilleure impression et même promis de composer prochainement une chanson intitulée Tunis ou Gammarth.
Sans doute y raconteront-ils leur rencontre impromptue avec une « outia » dans un hôtel tunisois et y reviendront-ils sur un concert de toutes les tentations!
Mais pour l’heure, le groupe continuera ses tournées en Europe. Prochaine étape: Amsterdam, après une performance inoubliable à Zagreb et avec « Sold Out » pour dénominateur commun.
C’est que Hooverphonic est une formation pop des plus suivies et appréciées. Et c’est n’est pas le public de Jazz à Carthage qui me démentira!

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