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Dix-neuf ans après : À Skanès et Monastir, la mémoire vive de Bourguiba

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Cela fait désormais dix-neuf ans que le premier président et fondateur de la République tunisienne nous a quitté, le 6 avril 2000.

Dans toute la Tunisie et en particulier dans sa ville natale de Monastir où il repose, Habib Bourguiba reste dans tous les esprits.

Depuis les premières évolutions de la scène politique nationale après janvier 2011, la présence symbolique de Bourguiba s’est renforcée.

Les uns s’inspirent de lui ou revendiquent son héritage. D’autres se référent à sa pensée et ses accomplissements. D’autres encore le rejettent en bloc et parfois l’abhorrent.

Bourguiba ne laisse pas indifférent et la date-anniversaire de son décès devrait être saluée un peu partout.

À Monastir, le mausolée Bourguiba accueille de nombreux visiteurs, quasiment des pèlerins qui viennent se ressourcer devant la tombe du Combattant suprême.

Les lieux sont baignés de ferveur et rassemblent parfois des foules imposant es venues saluer le parcours de Bourguiba.

C’est la fidélité qui prime et aussi le sens de l’histoire. Parfois, c’est la curiosité qui guide les pas des visiteurs, surtout les jeunes qui pressentent la stature du personnage.

Si le mausolée funéraire reste marqué par la majesté des lieux, le palais de Skanès invite à une inspiration différente.

Transformée en musée, cette résidence où Bourguiba passait ses étés se caractérise par une architecture somptueuse et de nombreux objets familiers.

On y voit aussi bien la berline présidentielle que des souvenirs ou des services de table.
Ce qui impressionne toutefois, c’est le palais lui-même avec sa structure en marbre dessinée par le fameux Olivier-Clément Cacoub.

Massif et aérien à la fois, le palais qui a été inauguré en août 1962, surprend aussi par sa décoration d’intérieur réalisée par Maxime Old, André Leleu et le célèbre Raphaël.

Au-delà, subreptice et diffuse, la présence de Bourguiba imprégne les lieux. Comme sa mémoire qui reste vive une vingtaine d’années après sa mort.

Plus qu’ailleurs, Monastir et Skanès préservent des traces du vécu d’un homme qui a arpenté son pays, connu les prisons et l’exil et par- dessus tout fondé une nation qu’il a voulue souveraine, indépendante et invulnérable.

Avec l’engouement sans précédent qui entoure depuis sa mort les reliques bourguibiennes, il semble bien que le grand dessein du fondateur de la République continue à mobiliser.
Ce jour de commémoration devrait en témoigner une nouvelle fois.

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