Le risque de voir la Tunisie de nouveau sur une liste noire...

Le risque de voir la Tunisie de nouveau sur une liste noire n’est pas à écarter, alerte l’IACE

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Les ministres des Finances de l’Union Européenne ont mis à jour, mardi 12 mars 2019, la liste des juridictions fiscales non coopératives, à la suite d’un processus intensif d’analyse et de dialogue piloté par la commission européenne.

Il a été ainsi décidé du sort réservé à des pays partenaires commerciaux comme la Tunisie, qui a été retirée de la liste grise de l’UE où elle a figuré une année durant, après avoir été classée dans la liste noire.

Ce retrait progressif est une très bonne nouvelle pour la Tunisie. Toutefois, la vigilance est de rigueur, car le risque de voir la Tunisie de nouveau sur une nouvelle liste noire, voire de rester dans la liste relative aux paradis fiscaux et aux pays exposés au blanchiment d’argent, n’est pas à écarter.

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) tire, à ce propos, la sonnette d’alarme sur le risque de voir la Tunisie de nouveau « blacklistée », si l’amendement de certaines lois n’est pas adopté.

A titre d’exemple, l’Article 33 de la Loi des Finances 2019 relatif à la levée du secret professionnel pour les professions libérales, un article décrié par l’Ordre des avocats et autres ordres professionnels qui le considèrent contraire aux codes réglementant leurs professions.

Ainsi, et afin d’éviter de tomber dans une nouvelle liste noire, il est impératif de se mettre aux normes de l’UE et en particulier celles relatives à la levée du secret professionnel, d’autant plus que l’UE est catégorique quant à l’adoption de la levée du secret professionnel pour les avocats.

De fait, le gouvernement est donc appelé à trouver rapidement un terrain d’entente avec les avocats et ce pour se conformer aux normes internationales en matière d’application du secret professionnel, indique l’IACE.

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