Tunisie : Dorénavant, qui confiera son bébé aux hôpitaux publics?!

Tunisie : Dorénavant, qui confiera son bébé aux hôpitaux publics?!

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L’opinion publique tunisienne a été attristée par un drame survenu brusquement à la Rabta, après le décès en série de 11 nourrissons qui seraient affectées par des contaminations dues à un produit d’alimentation.

En effet, hier samedi 9 mars, le ministère de la Santé a annoncé une nouvelle d’une tristesse énorme, 11 bébés ont perdu la vie suite à, vraisemblablement, une erreur médicale ou un laisser-aller ayant provoqué une contamination fatale.

Alors que le ministère assure avoir pris toutes les dispositions pour maitriser la situation et éviter de nouveaux cas de décès, les Tunisiens, via les réseaux sociaux, ont fustigé toute la classes politique, et notamment le gouvernement, considéré comme principal responsable dans cette affaire.

Les partis politiques se sont précipités pour publier les communiqués de dénonciation, fustigeant toute forme de corruption et de manque de contrôle, mais le pire dans tout ça, c’est que parmi ces partis, certains sont au pouvoir.
Mais loin de ces tiraillements et récupération politiques, ce drame constitue une véritable crise de confiance qui s’établira entre le citoyen et la santé publique, qui entretenaient déjà une relation compliquée. Qui aura le courage d’accoucher dans les hôpitaux publics après cette catastrophe ?

La question témoigne d’une situation si difficile qui détruira irréversiblement l’image des établissements hospitaliers publics, déjà détériorée. Et si on sait que les accouchements dans les cliniques privées dépasseront les 2 et 3 mille dinars, les personnes dont les revenus sont limités n’auront pas le choix que de courir les risques en dépit de leur santé, et celle de leurs enfants.
Une chose est sure, des réformes structurelles s’imposent pour essayer de sauver ce qui reste du secteur de la santé publique.

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