Ecole coranique à Regueb : Amnesty international profondément préoccupée

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L’affaire de l’école coranique qui a été fermée à Regueb, ne cesse de prendre de l’ampleur. Dernière information, c’est l’organisation mondiale Amnesty International qui entre sur scène pour appeler à libérer immédiatement les enfants placés dans un centre d’encadrement.

Dans un communiqué rendu public récemment, Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à remettre 42 enfants de l’école coranique de la ville de Regueb à leurs parents immédiatement.

‘’Au cas où des considérations sérieuses rendent nécessaires la garde à vue des enfants, il faut transmettre de toute urgence le dossier au juge de la famille et de permettre aux parents de les visiter’’, a-t-on indiqué en soulignant l’importance de veiller au respect des droits de l’enfant et le principe de son intérêt supérieur ».

L’organisation s’est déclarée ‘’profondément préoccupée par les témoignages d’enfants qui ont contacté leurs parents au téléphone sur un examen anal dans le cadre de l’enquête sur des soupçons d’agressions sexuelles’’, soulignant que cette pratique ‘’est extrêmement dangereuse et constitue une violation flagrante des obligations qui incombent à la Tunisie au regard de la convention internationale des droits de l’enfant’’.

Rappelons-le, le ministère de l’Intérieur a publié ce dimanche un communiqué concernant la fermeture d’une école coranique à Regueb.

Le département explique que le 29 janvier, la sous-direction de la protection sociale relevant de la direction de la police judiciaire s’est engagée à enquêter sur une activité suspecte d’une association coranique à Sidi Bouzid.

Cette association dirigeait une école qui hébergeait un groupe d’enfants et de jeunes hommes se trouvant dans des conditions inappropriées et faisant l’objet de mauvais traitements et d’exploitation économique. L’enquête a été réalisée en coordination avec l’instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le délégué de la protection de l’enfance à Sidi Bouzid.

Le ministère a ajouté que le 31 janvier 2019, les unités de sécurité concernées, accompagnées du délégué régional de la protection des enfants et de 5 psychologues, se sont déplacées sur place où elles ont trouvé 42 enfants (âgés de 10 à 18 ans) et 27 adultes (âgés de 18 à 35 ans) vivant dans des conditions de santé, d’hygiène et de sécurité médiocres.

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