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La Tunisie gagne une place dans l’Indice de perception de la corruption 2018

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Pour la troisième année consécutive, la Tunisie a gagné une place dans le nouveau rapport de l’indice de la perception de la corruption pour l’année 2018, élaboré par l’ONG International Transparency. 

I Watch, antenne tunisienne de Transparency International, a présenté ce mardi les résultats de ce rapport dans sa partie qui concerne la Tunisie. Avec un score de 43/100, la Tunisie est classée 73ème mondiale, sur 180 pays, gagnant ainsi un point par rapport au classement de 2018.
La Tunisie représente l’un des pays qui ont légèrement évolué dans ce rapport, et ce grâce aux multiples procédures prises dans le cadre de la lutte contre la corruption, notamment la loi n°2018-46 relative à la déclaration de patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite et le conflit d’intérêt dans le secteur public.
Malgré l’amélioration continue de son classement et de son score, la Tunisie est classée septième dans le monde arabe, partageant cette place avec le Maroc, dont le score est également de 43/100. Les Emirats Arabes Unis sont quant à eux classés premier sur le plan arabe, 23e mondiaux, avec un score de 70/100, suivis par le Qatar (62/100), le Oman (52/100), la Jordanie et l’Arabie Saoudite (49/100).

Le président de l’ONG I Watch, Achref Aouadi, a estimé que la place gagnée cette année par la Tunisie reste un résultat modeste, en dépit des efforts fournis dans la lutte contre la corruption. Selon lui, ces efforts ne se sont pas traduits au niveau des résultats, ce qui pousse à s’interroger sur « la volonté politique réelle » dans la guerre contre ce fléau.

I Watch a souligné la nécessité d’accélérer la mise en place de l’instance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption, qui sera indépendante sur le plan financier et administratif de la présidence du gouvernement. Elle a également estimé que la justice tunisienne devrait « avoir plus de courage » afin de trancher dans les affaires de corruption, notamment celles bloquées depuis 7 ans.

L’ONG a également estimé que le pouvoir exécutif devrait soutenir davantage les structures de contrôle au niveau de la présidence du gouvernement et les ministères des Finances et des Domaines de l’État et des Affaires foncières, en plus des inspections relevant des autres ministères.

« Tous les rapports des structures de contrôle relevant de la Cour des Comptes doivent être minutieusement examinés afin de prendre les mesures judiciaires et administratives nécessaires quant aux dossiers de corruption dévoilés et ignorés par l’administration », explique l’organisation, qui met l’accent sur l’importance de traduire les corrompus devant la justice et de ne pas ancrer la culture de l’impunité, « qui a caractérisé les décisions du gouvernement et de la présidence de la République en 2018 ».

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