Affaire Borhene Besaies : Plainte contre Caid Essebsi pour abus de pouvoir

Affaire Borhene Besaies : Plainte contre Caid Essebsi pour abus de pouvoir

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L’organisation IWatch a annoncé hier lundi 14 janvier, qu’une plainte a été déposée contre le président de la République pour abus de pouvoir sur fond de l’amnistie spéciale accordée à Borhen Besaies.

« L’organisation Al-Bawsala, et l’organisation Iwatch ainsi que le rédacteur en chef du site Nawaat ont déposé une plainte contre le président de la République pour abus de pouvoir dans l’affaire de l’amnistie spéciale accordée à Borhen Besaies », a-t-on communiqué.

La plainte a été suivie d’une demande de suspension de décision, a-t-on également affirmé, rappelant que Besaies a été condamné dans une affaire de corruption à deux ans de prison ferme.

I Watch précise que la plainte qui s’est appuyée sur la constitution ainsi que sur des lois et convention anti-corruption, s’explique par le fait que le président de la République a exploité les prérogatives du pouvoir pour servir des intérêts tiers.

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a signé  lundi 10 décembre, le décret d’amnistie spéciale visant le dirigeant du parti Nidaa Tounes Borhène Bsaïes.

Rappelons qu’une patrouille sécuritaire basée près de la station de TGM à Tunis a arrêté le 2 octobre, à environ 18h, Borhène Bsaies.

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiene Zaag, Bsaies avait été transféré à l’unité de la Garde nationale, suite à l’émission d’un mandat de recherche à son encontre.

Historique de l’affaire Sotetel

Dans l’affaire Sotetel qui a défrayé la chronique en 2013, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a validé, ce mardi 2 octobre 2018, le verdict en première instance et qui condamne Borhane Bsaies à deux ans de prison.

Borhane Bsaies avait été condamné, le 2 février dernier par le tribunal de première instance de l’Ariane à deux ans de prison assortis d’une amende 198 mille dinars.

Borhène Bsaïes avait bénéficié d’un poste fictif en tant que conseiller de ladite société, recevant des sommes allant jusqu’à 198 mille dinars, sous l’ère de Ben Ali.

 

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