Rétrospective : Les pires moments de la Tunisie en 2018

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C’est le dernier jour de l’année, bien qu’elle ait connu des événements assez heureux, la Tunisie est passée par des moments très difficiles. Inondations, attentats, crise politique, poursuite de la dépréciation du dinar, décès de personnalités publiques… rétrospective de l’année !

Attentats terroristes

Malheureusement, comme chaque année ce sont les événements sécuritaires qui s’imposent sur nos écrans, notamment les attentats terroristes.

Un attentat terroriste a visé, le 8 juillet 2018, des patrouilles de la Garde nationale à Ghardimaou dans le gouvernorat de Jendouba, à proximité de la frontière algérienne. Six membres de la Garde nationale sont décédés selon le bilan officiel du ministère de l’Intérieur.

Plus récemment, Khaled, un des six frères du soldat martyr Saïd Zoghlani, a été assassiné, le 14 décembre, près de son domicile à Sbiba, gouvernorat de Kasserine. Le jeune a été tué, à coup de balles, par un groupe terroriste qui a braqué une banque.

A Tunis, lors d’un événement qui a attiré l’attention de tous les médias tunisiens et étrangers, un attentat a visé une patrouille sécuritaire à l’avenue Habib Bourguiba, sans heureusement, faire de victimes.

Inondations

Plusieurs régions du pays ont connu durant les mois de septembre et octobre de grandes précipitations, causant des inondations meurtrières, notamment à Nabeul.

En effet, en octobre dernier, des images effrayantes parvenaient du gouvernorat de Nabeul, qui a connu de grandes inondations causant la mort à cinq personnes, et détruisant des dizaines de maisons. 25 mille familles, ont été d’ailleurs touchées.

Ces inondations ont également touché d’autres régions, comme, en l’occurrence, le Grand-Tunis.

Violence

L’année 2018 a connu d’innombrables actes de violence causant des décès à certaines personnes. A commencer par le jeune supporter de Club Africain Omar Labidi qui est décédé (31 mars) noyé dans un canal à Rades après une poursuite policière, dont la mort reste toujours mystérieuse.

La violence a aussi causé la mort au président de l’association des Ivoiriens en Tunisie Falikou Coulibaly, tué il y a quelques jours dans un braquage à la Soukra. Une mort qui a secoué la Tunisie, mais notamment la communauté subsaharienne en Tunisie qui réclame plus de sécurité.

La fin de l’année 2018 a coïncidé avec des événements violents et tragiques, dont notamment la mort du cadreur d’une chaine privée, Abderrazek Zorgui, qui s’est fait immolé par le feu. Mais l’enquête policière ne réfute pas l’hypothèse d’un homicide volontaire.

Crise sociale

La Tunisie, tout au long de 2018, n’a pas échappé à une crise sociale provoquée notamment par la flambée des prix, la dégradation du pouvoir d’achat, la pénurie de médicament et de certains produits de consommation comme le lait, le beurre et les œufs. Une crise qui s’est accentuée par les négociations sur les majorations salariales dans la fonction publique, qui peinent à trouver chemin.

A ceci s’ajoute certainement, la grève des enseignants qui boycottent les examens, et les protestations sociales que nous observons chaque jour, notamment dans les régions intérieurs du pays.

Crise économique

Durant 2018, la Tunisie s’est enfoncé encore plus dans la crise économique, marquée par une hémorragie du dinar tunisien qui a atteint récemment son plus bas niveau, un euro est échangé contre 3.4 dt, un record historique.

Le déficit commercial a également atteint un niveau record, causant de grandes pertes aux caisse de l’Etat et aux réserves en devises.

Décès d’artistes et de personnalités publiques

Ils sont nombreux à nous avoir quitté en 2018, militants, politiciens, artistes et journalistes ont quitté ce monde, mais sont toujours vivants grâce à leur traces et œuvres. Quatre journalistes ont décédé en 2018, à savoir Jameleddine Bouruiga, Habib Torkhani, Khemais Arfaoui, Hayet Touil.

Des personnalités publiques comme le politicien Abada Kefi, le militant Salah Zghidi, l’ancien ministre Slim Chaker, la militante Maya Jribi, les artistes Khadija Souissi, Kacem Kefi, Raja Ben Ammar, Mohamed Akkari, Slim Mahfoudh, Romdhane Chatta, Ezzedine Alia, Hssan Dahmani… nous également quitté en 2018.

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