Tunisie : Falikou Coulibaly avait dénoncé des actes racistes dans son quartier

Le corps de Falikou Coulibaly a été rapatrié en Côte d’Ivoire mercredi 26 décembre au soir | CP : FRANCE 24

Le corps de Falikou Coulibaly, président de l’association des Ivoiriens en Tunisie poignardé à mort à la Soukra, a été rapatrié récemment dans son pays. Son enterrement est prévu ce vendredi 28 décembre, dans sa ville natale d’Oumé.

Son meurtre a déclenché une vague de protestations et d’indignation contre notamment les actes racistes qui visent la communauté subsaharienne en Tunisie.

Le média français France 24 est revenu sur l’affaire pour rappeler que le défunt avait accusé des actes et attaques racistes visant les Ivoiriens.

« Falikou Coulibaly avait déjà dénoncé le caractère raciste d’attaques visant des Ivoiriens. En août il déclarait aux Observateurs, à propos d’agressions commises dans le quartier où il a été tué quatre mois plus tard : La police nous a dit au téléphone qu’il s’agissait d’un problème lié au banditisme et à la délinquance.

Sauf que seuls des Ivoiriens ont été ciblés : il y a donc un aspect purement discriminatoire. Ces jeunes profitent de la vulnérabilité de ces personnes car ils savent qu’ils ne seront probablement pas punis » a-t-on écrit.

Mandats de dépôt contre 4 accusés

Quatre mandats de dépôt en prison ont été émis ce jeudi 27 décembre contre quatre accusés dans l’affaire du meurtre du président de l’association des Ivoiriens en Tunisie, tué dimanche dernier, dans un braquage.

Le porte-parole du tribunal de l’Ariana, indique à cet effet, que les premiers éléments de l’enquête ne prouve pas que l’acte a été commis sur fond de pensées racistes.

Rappelons-le, le décès d’un Ivoirien, Falikou Coulibaly lors d’un braquage et une agression au couteau survenus à « Nahj Al-Matar » à la Soukra, a provoqué des remous.

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