Meurtre de Falikou Coulibaly : Un témoignage sur ce qui s’est passé hier à Dar Fadhal

L’opinion tunisienne s’est réveillée ce matin avec un sentiment de douleur et d’incompréhension.

Falikou Coulibaly, le jeune président de l’Association des Ivoiriens en Tunisie, a été assassiné suite à un acte crapuleux.

Il se trouvait dans la région de Dar Fadhal, près de la Soukra avec un ami lorsqu’ils ont été attaqués par cinq individus qui ont cherché à leur voler leur argent et leurs téléphones mobiles.

Falikou Coulibaly ne s’est pas laissé faire alors que son ami a pu prendre la fuite.

Selon le témoignage de ce dernier, recueilli par les autorités consulaires ivoiriennes en Tunisie (La Côte d’Ivoire n’a pas d’ambassade à Tunis mais un simple chargé d’affaires), il s’agit bel et bien d’un crime crapuleux dont on ne peut toutefois détacher la malheureuse connotation raciste.

Aujourd’hui, une manifestation se déroule à l’instant où nous écrivons devant l’hôpital Mongi Slim à la Marsa alors que les appels au calme et à l’apaisement se font nombreux.

Il est à noter que le meurtre a eu lieu dans une zone où l’insécurité est endémique. Malgré de nombreux appels, cette zone chaude du grand Tunis continue à connaitre des agressions au quotidien, surtout tard dans la soirée lorsque des bandes de voyous y sévissent dans l’impunité.

Pour l’instant, l’enquête suit son cours et l’opinion est sous le choc d’un crime abject qui, malheureusement, souligne une nouvelle fois aussi bien l’insécurité grandissante qu’un racisme patent qui continue à cibler la communauté africaine subsaharienne.

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