Remaniement : Jeu de chaises musicales !

Remaniement : Jeu de chaises musicales !

Par - Tunis-Hebdo

La scène politique était dominée par les tractations qui se sont poursuivies pour la formation du nouveau gouvernement qui devrait conduire le pays pour la prochaine étape, logiquement jusqu’aux élections présidentielles et législatives de 2019.

Ce remaniement est devenu nécessaire depuis que l’équipe gouvernementale et Youssef Chahed sont dans le collimateur de la présidence de la République, des Organisations nationales, de son propre parti sans oublier l’opposition qui l’accuse depuis toujours d’être à la solde des institutions financières internationales.

Sans revenir sur la succession des événements qui ont amené au blocage actuel (suspension du Pacte de Carthage 2, gel de l’adhésion de Chahed, les accusations de ce dernier à HCE, pour arriver ces derniers jours à l’absorption-fusion UPL-Nidaa), il convient de se pencher sur la nature de ce remaniement.

Quelques remarques préliminaires doivent être faites. D’abord, il s’agit d’un profond changement, pratiquement la formation d’un nouveau gouvernement surtout à partir du moment où Y.C doit y intégrer de nouveaux alliés parlementaires ou partisans.

Ensuite, il s’agit d’un gouvernement à durée de vie très limitée qui pourrait être liée à la position de son chef se rapportant à sa décision de se présenter aux élections de 2019, le véto des Islamistes n’étant pas encore levé ! Autrement dit, le pays pourrait dans quelques mois, au plus tard au mois de juin prochain, faire face à un nouveau vide au niveau de l’exécutif.

Quelle est la marge de manœuvre de Y.C dans le choix des hommes de son équipe gouvernementale ? Dans tous les cas de figure, elle est réduite. Que pourrait-il faire et quelle serait sa décision envers des ministres qui ont lamentablement échoué dans la gestion de leurs départements respectifs ?

Autrement dit, Y.C n’aura été amené à procéder finalement qu’à un pernicieux et inutile jeu de chaises musicales qui n’aura aucun impact sur le citoyen, finalement le dindon de cette farce politicienne sans aucun lendemain sinon, malheureusement, plus sombre…

Lotfi LARGUET
Tunis-Hebdo du 05/11/2018
Editorial actualisé le 06/11/2018

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