Portfolio : Il était une fois le baron Rodolphe d’Erlanger

Portfolio : Il était une fois le baron Rodolphe d’Erlanger

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Que savons-nous vraiment du baron d’Erlanger né en 1872 et décédé le 29 octobre 1932, il y a 86 ans, quasiment jour pour jour ?

Nous le savons né en France et porteur de la nationalité britannique. Nous savons de lui que son père fut banquier et que l’Etat tunisien lui devait des sommes colossales.

Nous savons aussi qu’une maladie des bronches l’a mené en Tunisie en avril 1909. Ce fut dans sa vie un instant décisif car il s’installera l’année suivante à Sidi Bou Said.

Le baron avait alors acheté une vaste propriété en haut de la colline mystique et commencé en 1910 à y construire un palais oriental, une demeure patricienne andalouse qui soit digne de l’Alhambra.

Ce palais n’est autre que Ennejma Ezzahra où, après y avoir vécu de riches heures, le baron reposa dans sa dernière demeure, à l’ombre des arbres et non loin de la mer.

La demeure sera achetée en 1987 par l’Etat tunisien qui y installera le Centre des musiques arabes et méditerranéennes en 1992.

Quant aux cendres du baron, elles seront rapatriées à Montreux en Suisse par les soins de sa famille.

Musicologue, esthète, peintre, le baron Rodolphe d’Erlanger était un fervent de Sidi Bou Said. C’est lui qui, en août 1915, poussera la municipalité du village à adopter le bleu et blanc et protéger le site par décret.

Joueur de « qanoun », le baron était un musicologue accompli. Il laisse un immense traité sur la musique arabe en six volumes dont cinq ont été publiés après sa mort. Il laissera dans ce domaine plusieurs manuscrits et comptera dans l’histoire comme la racine invisible de notre Rachidia.

Rodolphe d’Erlanger fut aussi un peintre de renom. 28 portraits, 17 paysages et 19 scènes de rue dont il est l’auteur sont parvenues jusqu’à nous.

Certaines des œuvres de ce grand artiste sont actuellement exposées dans son ancienne demeure et renseignent sur son univers plastique.

Nous vous invitons grâce à ce portfolio à visiter quelques unes de ces œuvres passées à la postérité.

Elles cultivent un pan relativement peu connu de la mémoire de cet homme épris de culture et donnent un éclairage intéressant sur ses coups de cœur artistiques.

Crédit photos : Hatem Bourial

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