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Moody’s change la perspective de la note de la Tunisie de « stable » à « négative »

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L’agence de notation Moody’s a modifié les perspectives de la Tunisie de « stable » à « négative ».

En effet, en mars dernier, Moody’s avait dégradé la note souveraine de la Tunisie à B2 avec « perspectives stables », expliquant, dans un communiqué en date du 14 mars 2018, que cette dégradation vient en raison de ses difficultés au niveau de sa fiscalité et de ses réserves de change.

L’agence de notation Moody’s avait également dégradé, en août 2017, la note d’émission à long terme du gouvernement tunisien de Ba3 à B1 avec « perspective négative ».

Cette fois, et dans un communiqué publié hier, Moody’s explique que les perspectives négatives reflètent le fait que, malgré les progrès significatifs accomplis en matière de réformes budgétaires et macroéconomiques au cours des derniers trimestres, « la Tunisie doit faire face à une intensification des pressions dans un environnement extérieur de plus en plus défavorable ».

« Moody’s envisagerait de stabiliser les perspectives si les réformes en cours dans le cadre du programme du Fonds Monétaire International (FMI), le rétablissement des marges de manœuvre budgétaires et extérieures et la poursuite de l’engagement de la communauté internationale atténuaient sensiblement les tensions sur les liquidités extérieures », explique-t-on.

« Des preuves d’une réduction soutenue des déséquilibres extérieurs et budgétaires, accompagnée d’une stabilisation et de perspectives d’augmentation régulière des réserves de change pourraient soutenir un changement des perspectives à « stable ».

Cela renforcerait la confiance de Moody’s en ce que la Tunisie sera en mesure de faire face à une période de conditions de financement internationales difficiles et de prix du pétrole relativement élevés avec des amortisseurs financiers compatibles avec une notation B2.

Inversement, un déclassement serait probable en cas de retard ou d’augmentation sensible du coût des financements extérieurs, éventuellement lié à une mise en œuvre incomplète du programme de réformes économiques convenu avec le FMI, à des dépassements budgétaires ou à la matérialisation de dépenses considérables, ce qui affaiblirait davantage l’adéquation des réserves de change de la Tunisie ».

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