Témoignage douloureux d’un neurochirurgien, chef de service à l’hôpital La Rabta

Témoignage douloureux d’un neurochirurgien, chef de service à l’hôpital La Rabta

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Ce constat, mais aussi ce témoignage, écrit par le Professeur Hafedh Jemel, neurochirurgien, chef de service de neurochirurgie à l’hôpital La Rabta à Tunis a agité les réseaux sociaux.

Ce neurochirurgien de renom, qui annonce son départ de la fonction publique, témoigne en effet, d’un état malheureux de nos hôpitaux publics.

« Je termine aujourd’hui mon travail en salle d’opération à midi moins le quart. Il faut que le compte-rendu opératoire soit écrit et la feuille d’anapath soit remplie. Je me rends compte qu’il n’y a pas de technicien anesthésiste en salle d’opération. Heureusement il y a un jeune résident d’anesthésie réa.

Dans la deuxième salle c’est le même scénario. Deux malades porteurs de tumeurs cérébrales anesthésiés délaissés par cinq sinon sept techniciens qui doivent être en salle. Je suis le chef de service et je ne peux rien contre ces gens payés et bien syndiqués. Je quitte la fonction publique dans deux mois et demi et je ne me plaindrai plus ni à l’administration de l’hôpital ni au ministère. Je n’ai aucune autorité.

Bye bye ».

Pourtant chef de service, le professeur semble avoir perdu tout contrôle sur son effectif, notamment les techniciens anesthésistes, qui, sans le dire, les accuse d’indiscipline, laissant les malades, souffrant, livrés à eux-mêmes.

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