Des films primés dans des festivals prestigieux seront au Festival du Film d’El Gouna  

Dans environ quatre semaines sera donné le coup d’envoi de la deuxième édition du Festival du Film d’El Gouna (GFF) qui se déroulera du 20 au 28 septembre 2018.

Selon un communiqué publié par la direction du festival, un grand nombre de films sélectionnés pour cette édition ont été salués et récompensés dans des festivals prestigieux, tels que le Festival de Cannes ou la Berlinale. Ce qui a d’ailleurs été confirmé par Intishal Al Timimi, directeur du GFF, qui a déclaré: « La deuxième édition du festival présentera un certain nombre de films qui ont déjà réussi dans les festivals de cinéma les plus importants du monde. Le Festival du Film d’El Gouna a des ambitions illimitées et la capacité de les réaliser. Nous avons mis la barre très haut dans notre édition inaugurale et nous travaillons dur pour la relever d’un cran ou deux cette année ». Le directeur artistique du festival, Amir Ramsès, a également affirmé: « La sélection des films pour la 2ème édition du Festival du Film d’El Gouna a pour objectif de présenter le meilleur des films récents. Nous aspirons à créer un programme de qualité qui plaira à nos invités internationaux et aux cinéphiles égyptiens ».

C’est ainsi que la sélection de 2018 comprend six films primés au Festival de Cannes et 5 films primés aux festivals de Berlin, de Rotterdam et de Sundance :

Une affaire de famille (Shoplifters ), (2018) du Japonais Hirokazu Kore-eda, lauréat de la Palme d’Or de la 71ème édition du Festival de Cannes sera l’un des temps forts du programme du GFF cette année. Une affaire de famille est la tendre histoire d’une famille pauvre qui parvient à joindre les deux bouts en exécutant de petites arnaques. Bien que cette famille arrive à peine à survivre, elle décide d’accueillir une enfant sans abri trouvée dans la rue. Le film, qui met en vedette Lily Franky et Kirin Kiki, a reçu un accueil chaleureux de la part des critiques, des professionnels et du grand public.

 

Cold War (2018), de Pawel Pawlikowski, lauréat du Prix du meilleur réalisateur à Cannes. Ce film raconte la guerre froide dans les années 1950 en Pologne, à Berlin, en Yougoslavie et à Paris à travers la relation tumultueuse entre le pianiste Wiktor (Tomasz Kot) et la danseuse-chanteuse Zula (Joanna Kulig), deux Polonais qui font la navette entre les deux cotés du rideau de fer.

 

– Le drame italien Dogman (2018) de Matteo Garrone, dont l’acteur principal, Marcello Fonte, a remporté le Prix de meilleure interprétation masculine au Festival de Cannes. Le film raconte l’histoire de Marcello, toiletteur pour chiens discret et apprécié de tous, qui voit revenir de prison son ami Simoncino, un ancien boxeur accro à la cocaïne qui, très vite, rackette et brutalise le quartier. D’abord confiant, Marcello se laisse entraîner malgré lui dans une spirale criminelle. Il fait alors l’apprentissage de la trahison et de l’abandon, avant d’imaginer une vengeance féroce…

 

 – Vainqueur du Prix du meilleur scénario au Festival de Cannes, Happy as Lazzaro (2018) réalisé par Alice Rohrwacher raconte l’histoire de Lazzaro, un jeune paysan si bon qu’il est souvent pris pour simple d’esprit. Il scelle un lien d’amitié avec un noble, ne sachant pas que cette amitié qui changera sa vie l’amènera dans un voyage inattendu.

 

Samouni Road (2018) de Stefano Savona, lauréat du Prix du documentaire Golden Eye au Festival de Cannes. Le documentaire combine action en direct, superbe animation selon la technique du scratchboard et recrée des images de drones pour capturer la vie d’une famille d’agriculteurs avant, pendant et après l’invasion israélienne de 2009 qui a fait 29 morts et des terres dévastées.

 

All These Creatures (2018) de Charles Williams, lauréat de la Palme d’Or du court métrage au Festival de Cannes, fera partie du programme de courts métrages du festival. Il raconte l’histoire d’un garçon de 13 ans qui tente de démêler ses souvenirs d’une épidémie mystérieuse, l’effondrement de son père et des petites créatures à l’intérieur de nous tous.

https://www.youtube.com/watch?v=RmRMuu11AUw

 

– Mug (2018), lauréat de l’Ours d’Argent-Grand Prix du jury à Berlin est l’un des films dont on a le plus parlé pendant la Berlinale. Le film parle d’un jeune homme qui souffre d’une difformité faciale après un accident de travail.  Il subit une opération de reconstruction faciale et retourne chez lui. Mais plus personne ne le reconnait et il devient comme un étranger… Le film révèle la faible profondeur et l’hypocrisie des habitants de sa ville. Le film est dirigé et écrit par Małgorzata Szumowska, cinéaste polonaise primée à maintes reprises.

 

Les héritières (Las Herederas) (2018), réalisé par Marcelo Martinessi et lauréat de l’Ours d’Argent de la meilleure actrice pour Ana Brun, du Prix Alfred Bauer et du Prix FIPRESCI à la Berlinale 2018.
Le film raconte l’histoire de Chela et Chiquita, toutes deux issues de familles riches et qui ont vécu ensemble et ont dépensé leurs héritage. Lorsque leurs dettes ont conduit Chiquita à être emprisonnée pour fraude, Chela commence à sortir de sa coquille et à s’engager dans le monde, se lançant dans sa propre révolution personnelle et intime.

 

Winter Flies (2018), réalisé par Olmo Omerzu, lauréat du Prix de meilleure mise en scène au Festival de Karlovy Vary,  est un road movie intéressant sur le lien insaisissable de l’enfance, de l’amitié et du désir irrépressible de vivre quelque chose, même si on ne sait pas exactement quoi.

 

– Du Festival du Film de Sundance et du Festival International du Film de Rotterdam arrive le chef-d’œuvre danois The Guilty (2018), écrit et réalisé par Gustav Möller. Ce film raconte l’histoire de l’ancien policier Asger Holm, qui répond à un appel d’urgence d’une femme enlevée. Avec le téléphone comme unique outil, Asger entre dans une course contre la montre pour sauver la femme en danger. Mais bientôt il se rend compte qu’il a affaire à un crime beaucoup plus important qu’il ne le pensait au départ.

 

– GFF est fier d’annoncer que le lauréat du Prix du meilleur film documentaire au Festival du Film de Sundance, Of Fathers and Sons (2017), réalisé par le réalisateur syrien basé à Berlin, Talal Derki, sera également au programme de cette année. Le film offre un aperçu rare de ce que signifie grandir avec un père dont le seul rêve est d’établir un califat islamique.

Très très belle sélection. Des films très intéressants à découvrir ou à revoir donc lors de cette deuxième édition du Festival du Film d’El Gouna.

Neïla Driss

 

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