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Bochra Belhaj Hamida : « Des imams accusent certains membres de la COLIBE d’apostatsie »

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Bochra Belhaj Hamida, présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE), n’a pas l’intention de se taire dans ce qu’elle a appelé « la diabolisation de la COLIBE« .

Accordant une interview au quotidien Al Chourouk, elle a dénoncé cette diabolisation et révélé que « des imams sont en train de véhiculer des informations mensongères autour du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité et accusent certains de ses membres d’apostasie ».

Elle s’est, en outre, insurgée contre la réaction du ministre des Affaires religieuses qu’elle a qualifiée de déplorable. « A chaque fois qu’elle demandait son intervention, il voulait qu’elle lui donne le nom de la mosquée et de l’imam qui véhicule de fausses informations ».

Les auteurs d’actes de violence poursuivis en justice

La présidente de la COLIBE a également appelé à prendre connaissance du rapport mis à la disposition du grand public et à donner leurs points de vue sans formuler des accusations à l’encontre des autres, précisant que la commission va poursuivre en justice les auteurs d’actes de violence perpétrés à l’encontre des membres de la commission.

Créée en vertu d’un décret présidentiel n°111 daté du 13 août 2017, la Commission des libertés individuelles et de l’égalité, avait publié le 12 juin dernier son rapport final comportant ses recommandations jugées en conformité avec la Constitution tunisienne de 2014 et les obligations internationales du pays en matière des droits humains.

Présenté, le 8 juin dernier, au président de la République, le rapport a suscité une polémique et des réactions mitigées entre ceux qui ont approuvé son contenu et ceux qui l’ont attaqué allant même jusqu’à accuser les membres de la Commission, et en particulier sa présidente Bochra Belhaj Hamida, de mécréance.

Egalité dans l’héritage

Le rapport de la COLIBE réclame, notamment, l’égalité dans l’héritage, l’annulation de l’obligation de la dot dans le mariage et le délai de viduité, ainsi que l’égalité dans l’attribution de la nationalité et le choix du nom de famille, l’abrogation de la peine de mort et l’incrimination de l’incitation au suicide.

Dans ce même contexte, Bochra Belhaj Hamida a considéré que la meilleure initiative que pourrait prendre le président de la République à l’occasion de la fête de la femme serait de mettre en application l’égalité dans l’héritage entre hommes et femmes en Tunisie.

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