La Petite Touche : Entre espace d’art atypique et boutique-concept

La Petite Touche : Entre espace d’art atypique et boutique-concept

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Hend Bouaziz peut à juste titre avoir plusieurs motifs de fierté. Depuis un peu plus d’un mois, elle a initié et désormais anime La Petite Touche, un espace néo-culturel entre art, mode et design.

Sur la route de Gammarth, à mi-chemin de l’espace Sadika ou de Musk and Amber Gallery, Hend Bouaziz semble avoir symboliquement choisi de s’installer à la confluence de plusieurs chemins, dans le réseau qui reste à inventer des boutiques-concept.

Venue de l’université où elle enseigne, du monde de la finance et de celui de la littérature, Bouaziz est en effet une femme de confluences, une personnalité qui aime conjuguer les opposés et tisser l’inédit.

De fait, La Petite Touche lui ressemble. Elle est faite de ces gestes qui fondent la singularité, de ce je ne sais quoi d’unique qui rend certaines initiatives particulières.

De plus, cette touche personnelle de la maîtresse des céans, on la retrouve déclinée à l’infini à travers les objets exposés qui, tous sans exception, sont appréhendés en tant qu’œuvres pleines et entières.

Car La Petite Touche est fondamentalement un espace ouvert à tous les vents de la création, un rendez-vous des esthètes de tous bords qui savent repérer le grain unique d’un artiste, une nuance de couleur ou l’équilibre d’une collection qu’elle soit de haute couture ou de bijoux tradition.

Cette cohabitation des arts est la marque de fabrique de cet espace atypique, pleinement inscrit dans les tendances actuelles d’éloge/sublimation de l’objet usuel, artistique, naturel ou simplement celant sa part de mystère et de génie créateur.

Dans ce show-room où dialoguent les œuvres les plus diverses, on ne montre rient mais on suggère en ménageant le moment propice pour la rencontre de l’objet exposé avec le regard qui le recherchait. On pourrait d’ailleurs inverser les termes en évoquant le rendez-vous impromptu entre le regard du désir et l’objet qui attendait.

Ici, on se perd dans l’écho des œuvres. On s’égare volontiers dans ce musée du hasard objectif qui traque les alliages entre les traditions et les expressions. On se retrouve à contempler ce labyrinthe virtuel dont l’Ariane est toujours disponible, gaie, souriante, comme effleurée avec douceur par toutes les muses.

Peintres, designers, créateurs de mode se retrouvent librement dans un espace qu’ils recréent en permanence.

Telle est La Petite Touche de Hend Bouaziz : rigueur dans la liberté, patience et engagement dans le choix des collections, dialectique subtile des objets entre eux et aussi, ces autres touches à nulles autres pareille, comme la lenteur d’un instant de grâce, la symphonie silencieuse des couleurs et l’effleurement subreptice des muses rassemblées.

Un espace qui devrait faire parler de lui dès cet été et confirmer son élan et ses singularités.

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