Terrorisme, pénuries, inflation : Le bilan désastreux du consensus immobile

L’attaque terroriste menée hier est venue rappeler qu’il n’y a pas de risque zéro et que la sécurisation complète des hauteurs de l’ouest de la Tunisie n’était toujours pas accomplie.

En d’autres termes, si les dernières années ont permis de circonscrire le phénomène du terrorisme hors des villes, dans des positions retranchées, il reste probablement beaucoup à faire pour l’anéantir.

Un certain flou persiste quant aux choix opérationnels dans ce domaine. De même, il ne se passe pas une semaine sans que les terroristes ne fassent parler d’eux, sortant de leur tanières et menaçant la population et les forces de sécurité.

Existe-t-il un consensus qui aurait choisi de laisser le statu quo prendre place ou bien n’avons-nous pas les moyens d’être proactifs et détruire le mal là où il se trouve ?

La question peut se poser légitimement, d’autant plus qu’une nouvelle fois, le consensus immobile qui gouverne le pays est pointé du doigt aussi bien par les analystes politiques que par les simples quidams.

Ce consensus est désormais considéré comme la tare par excellence, la raison pour laquelle, au lieu de progresser, la Tunisie se trouve en plein doute.

Car, in fine, qui est responsable de l’inflation galopante et de l’érosion du pouvoir d’achat sinon une gouvernance boiteuse qui a fait le choix de ne pas avancer et nous propose une démocratie sans débat ni opposition ?

Ces pénuries de lait ou de médicaments qui deviennent de plus en plus pressantes, ne sont que la partie apparente d’un iceberg qui menace l’économie du pays.

Si le consensus peut paraître un choix positif, il doit alors se traduire par un front uni, un véritable gouvernement d’union nationale face à la crise, et non pas des tergiversations et des croche-pied à tout bout de champ.

Les discours de façade et la discorde de fond ont fait leur temps et le résultat est sous nos yeux, avec une crise multiforme qui s’amplifie chaque jour davantage.

Comment sortir de l’impasse sans nommer un chat un chat et en continuant à jouer aux autruches ? Car, dans le contexte actuel, il ne pourrait y avoir rien de pire que la recrudescence du terrorisme.

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