Des oliviers reliés à un programme d’intelligence artificielle pour optimiser l’irrigation

Le programme Phyt’eau mesure en continu une multitude de données. Crédits : iFarming

« En Tunisie, un algorithme met de l’huile dans les systèmes d’irrigation« , c’est le titre d’un reportage réalisé par le journal « Le Monde » sur un programme d’intelligence artificielle destiné à optimiser l’irrigation des oliviers à Meknassy. Cette approche inédite consiste à placer des capteurs au sol, dans l’air et dans les arbres, connectés à une station de mesure.

Le domaine de Slim Fendri, dans la vallée de Meknassy, fait office de site pilote à cette expérience. « Des dizaines d’oliviers octogénaires sont reliés à un programme d’intelligence artificielle. Humidité du sol, température de l’air, vitesse du vent, tension de la sève dans les feuilles… Les données mesurées en continu sont analysées par un algorithme qui établit quand et dans quelle quantité il est préférable d’arroser les arbres », indique « le Monde ». Et grâce à ces capteurs Slim Fendri a pu optimiser l’arrosage de son oliveraie.

Programme Phyt’eau

Ce programme baptisé Phyt’eau mesure en continu une multitude de données : humidité du sol, température de l’air, vitesse du vent, tension de la sève dans les feuilles… qui peut être géré via un simple smartphone.

« Cette expérimentation est le premier test grandeur nature pour iFarming, une start-up imaginée au Centre de biotechnologie de Borj Cédria », ajoute « Le Monde ». iFarming considère d’ailleurs que son algorithme pourrait faire économiser jusqu’à 40% d’eau à un agriculteur, pour une production accrue d’au moins 20%.

Repérée par IBM

Ce projet d’iFarming, dont les deux cofondateurs sont le chercheur Samir Chebil et son ancienne étudiante Rabeb Fersi, a d’ailleurs été repéré par IBM qui leur a donné la possibilité de travailler désormais avec Watson, la plateforme d’intelligence artificielle du groupe américain. Une coopération qui va permettre aux deux chercheur d’affiner leurs algorithmes.

Pour Slim Fendri les résultats ont été conséquents puisqu’il a pu diviser par six sa consommation d’eau.

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