De l’Asie Centrale à la Tunisie : Le fabuleux destin du brik

De l’Asie Centrale à la Tunisie : Le fabuleux destin du brik

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Les tables ramadanesques n’ont pas d’égal, avec les repas succulents quotidiennement préparés durant ce mois saint.

Les briks, par exemple, incontournables entrées tunisiennes, font partie des « symboles » de Ramadan.

A base de feuilles de « malsouka », de thon, de fromage, de pommes de terre et de persil, ces triangles frits ont fait le bonheur de générations et les Tunisiens continent à en raffoler.

Mais d’où a-t-on hérité de ces délices ?

En effet, les feuilles de brik étaient utilisées par les berbères pas seulement en Tunisie mais également au Maroc et en Algérie, mais les briks sous leur forme actuelle, sont l’un des héritages culinaires majeurs laissés par les Ottomans (böreks).

Originaire d’Asie centrale, le « börek » était préparé par les Turcs de cette région avant leur déplacement vers l’Anatolie.

Ce plat est ensuite passé, dès le Moyen Âge, chez les Serbes, les Bulgares et les Grecs. Mais ce sont les Turcs ottomans, grands fan de la cuisine byzantine, qui les popularisèrent dans tout le bassin méditerranéen.

De différente nomenclature, mais au même concept, le börek s’est ancré par la suite dans la culture culinaire nord-africaine : Il est appelé brik en Tunisie, bourek en Algérie et brouat au Maroc.

L’Andalousie a aussi influencé la pâtisserie tunisienne…

L’Andalousie a pour sa part, « donné » à la Tunisie ses « bonbons », connu sous le nom de « kaaber ».

Selon les historiens, ce désert est arrivé en Tunisie à la fin des années 1400, quand environ 100 mille Maures du sud de l’Espagne ont fui l’Inquisition espagnole.

Ceci ne surprend certainement pas : La Tunisie a depuis toujours accueilli différentes civilisations et peuples, apportant avec eux histoire et traditions culinaires et donnant naissance à la mosaïque qu’on observe aujourd’hui.

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