Foot, violence et politique : Quand deux députés interviennent directement dans un...

Foot, violence et politique : Quand deux députés interviennent directement dans un match capital

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Nous avons assisté, hier soir à une parodie de football, à un sitcom digne des séries ramadanesques les plus populaires !

L’EGS Gafsa affrontait l’US Ben Guerdane dans un match barrage pour une place en Ligue 1. Un match qui s’est achevé en queue de poisson ; un match qui n’est pas arrivé à terme après le forfait des Gafsiens.

Le match qui s’est déroulé devant les tribunes vides du stade de Rades a été très disputé mais a vite dégénéré lorsque les Gafsiens réclament un penalty en première période alors que la faute est commise en dehors de la surface de réparation.

Coup de poing

A la mi-temps et alors que les joueurs regagnent les vestiaires, une grosse bagarre entre les dirigeants éclate sur la pelouse. Aymen Chandoul, dirigeant influent de l’USBG quitte la tribune et se rend lui-aussi sur la pelouse. Il est agressé et frappé au visage. En sang, il est évacué alors que l’arbitre Sadok Selmi est lui aussi, pris à parti.

Le calme revient et la seconde période peut commencer. A la 48’, l’USBG obtient un penalty pour une faute de main. Lassaad Jaziri transforme ce penalty et donne l’avantage à l’USBG. Mais, EGSG va aussitôt égaliser grâce à Chamseddine Dhifallah (49’).

Le match se déroule normalement jusqu’à la fameuse 63’ alors que le score est de 1-1. Le président d’EGSG ordonne à ses joueurs de quitter le terrain et d’abandonner la partie provoquant la surprise de tous les présents.

Les députés s’incrustent

Après des palabres, l’arbitre Sadok Selmi décide d’appliquer le règlement stipulant que si le jeu ne reprend pas après 15 minutes, l’équipe qui refuse de reprendre le jeu est déclarée perdante. Il accorde encore 5 minutes aux Gafsiens qui ne reviennent toujours pas sur le terrain.

A partir de là, on assiste à une scène surréaliste avec deux députés, Ammar Amroussia et Sofiene Toubal, deux supporters de Gafsa, qui décident de descendre sur la pelouse pour discuter avec les officiels de la rencontre et avec l’arbitre. Sofiene Toubal déclarera même que l’arbitre est en train de fausser la rencontre et qu’il risque d’enflammer toute une région !

Les dirigeants de l’EGS Gafsa, eux, ont estimé qu’il était devenu nécessaire d’abandonner vu l’arbitrage partial de Sadok Selmi en faveur de l’USBG.

Coup de théâtre

Le finish sera digne des meilleurs scénarios ! Le président de l’équipe de Gafsa, qui avait pris la décision d’abandonner sous le coup de la colère, se calme et demande à ses joueurs de reprendre le jeu. Mais l’arbitre Sadok Selmi refuse et siffle la fin du match, indiquant que le temps qui avait imparti aux joueurs gafsiens avait expiré.

Voilà comment un match de football a illustré à lui seul toute une saison avec une violence inouïe sur la pelouse, une bagarre générale, des soupçons, etc… Quoi qu’il en soit, l’arbitre n’a pas fait preuve de partialité lors des 63 minutes jouées et on ignore jusqu’à maintenant quelle mouche a piqué le président d’EGSG.

Comme on ignore ce que faisaient deux députés sur la pelouse alors qu’ils n’avaient rien à y faire en tant que supporters.

Finalement, c’est l’USBG qui gagne le droit de rester en Ligue 1, alors que EGS Gafsa reste en Ligue 2 à cause d’un président qui n’a pas su mesurer les conséquences de sa décision…

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