Étude : La Tunisie, un marché périphérique d’armes légères

Étude : La Tunisie, un marché périphérique d’armes légères

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Malgré les importantes mesures antiterroristes prises ces dernières années, la région MENA reste toujours un foyer d’activités de contrebande, indique une nouvelle étude réalisée par l’Institut flamand pour la paix.

Selon l’étude, « les frontières nationales poreuses et les gouvernements contestés » ont contribué à la prédominance du trafic d’armes et des réseaux terroristes. Elle affirme également que « les transactions et trafics illicites ont proliféré dans la région ».

Pour ce qui est de la Tunisie, il s’agit d’un « marché périphérique pour les armes légères et de petit calibre » avec un niveau relativement faible de flux d’armes illicites, indique l’institut.

Le rapport explique que le trafic d’armes à feu existe actuellement en Tunisie sous forme de contrebande à petite échelle dans la région frontalière tuniso-libyenne, notamment la Jefara, et en particulier au niveau des deux postes frontaliers officiels à Ras Jedir et Dehiba.

Aux origines de l’arrivée d’un grand nombre d’armes à feu en Tunisie, l’étude évoque l’année 2011.

« En 2011, des armes à feu sont également arrivés en Tunisie chez des réfugiés libyens, en particulier les membres des forces loyales à Kadhafi, qui ont vendu ensuite leurs possessions, y compris Kalachnikovs, quand ils sont arrivés dans le pays », explique-t-on.

La Tunisie est le pays où circule le moins d’armes au monde

Selon le rapport annuel de Small Arms Survey, qui traite les données de la transparence du commerce des armes légères, classe les principaux exportateurs des plus transparents aux moins transparents, et classe également les pays selon le nombre d’armes qui y circulent, les Tunisiens possèdent le moins d’armes au monde.

En effet, la Tunisie avait eu le score de 0,1 pour 100 citoyens, suivie par le Timor-Oriental, les Îles Salomon, le Ghana, l’Éthiopie, le Singapour et l’Indonésie.

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