Tunisie : Le syndicat de l’enseignement secondaire demande 500 MD

Tunisie : Le syndicat de l’enseignement secondaire demande 500 MD

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Réagissant à la profonde crise qui secoue l’enseignement secondaire, le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem s’est exprimé ce mercredi 18 avril 2018, sur El Hiwar Ettounsi. Il a tenu à faire la lumière sur beaucoup de zones d’ombres et donné son avis sur le bras de fer entre la Fédération générale de l’enseignement secondaire et le ministère de l’Education.

Accusant le syndicat de l’enseignement secondaire d’avoir recours à un langage et un discours extrémistes, Hatem Ben Salem a indiqué que « les demandes sont hallucinantes » puisque le syndicat veut négocier avec l’Etat des revendications de l’ordre de 500 millions de dinars.

Selon lui, l’Etat reste ouvert à la négociation mais n’accepte aucunement les menaces ni prendre les élèves en otage en bloquant leurs notes. Il a d’ailleurs indiqué que ce blocage des notes risque de faire glisser l’année scolaire vers une année blanche.

Les cours toujours suspendus

Pour rappel, les professeurs du secondaire ont poursuivi ce mercredi 18 avril 2018, la suspension des cours en entamant leur deuxième journée de grève.

Tant qu’il n’y aura pas de négociation avec le ministère de l’Education les cours resteront suspendus. C’est ce qu’avait indiqué hier, la Fédération de l’enseignement secondaire à travers un communiqué.

En d’autres termes, cette grève se poursuivra jusqu’à nouvel ordre, la Fédération générale de l’enseignement secondaire relevant de l’UGTT, estimant que le ministère de l’Education poursuit son entêtement en refusant de négocier avec le syndicat.

Pendant ce temps, les élèves flânent dans la rue ou restent affaissés devant la télé alors qu’on nous promettait une issue à cette crise qui est en train de prendre une tournure inquiétante notamment pour les élèves, laissés à l’abandon. Et pourtant, Noureddine Taboubi avait assuré, hier, « qu’une solution à la crise de l’enseignement serait trouvée dans les prochaines heures ».

Taboubi promet un déblocage imminent

En réagissant à la grève des enseignants, ce mardi 17 avril 2018, Noureddine Taboubi avait en effet promis une issue à ce blocage.

A l’heure où les lycéens ont du rester chez eux, Noureddine Taboubi a réitéré l’attachement de l’UGTT à la réussite de l’année scolaire. Mais il a aussi appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités et l’a accusé d’être « responsable du blocage du dialogue social », pointant notamment du doigt le ministère de l’Education pour sa position irresponsable.

Une réunion prévue entre l’UGTT et le gouvernement, ce mercredi 18 avril, sera tenue afin de régler définitivement la question.

Les élèves hors-jeu

De nombreux collégiens et lycéens n’ont pas eu cours ce mardi 17 avril 2018 en raison de la suspension des cours décrétée par la Fédération Générale de l’enseignement secondaire, relevant de l’UGTT.

Devant quasiment tous les établissements secondaires, de nombreux élèves ont rebroussé chemin, faisant ainsi les frais de la guerre que se livrent le ministère de l’Education et la fédération de l’enseignement secondaire.

Une fédération qui a opté pour l’escalade en confirmant son refus de remettre les notes des élèves et en décidant de suspendre les cours à partir de ce mardi 17 avril.

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