Sept ans après la révolution, la torture existe encore dans nos prisons

Sept ans après la révolution, la torture existe encore dans nos prisons

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L’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a dénoncé le recours persistant à des méthodes de torture « très dures » en Tunisie, notamment dans des postes de police, et l’absence d’un engagement « sérieux » du pouvoir pour mettre fin à ce phénomène.

La présidente de l’OCTT, Radhia Nasraoui a déclaré hier, mercredi 4 avril, à l’AFP que même après la révolution, la torture continue en Tunisie et des formes très dures sont pratiquées par des agents de police en toute impunité. « En 2017, on a reçu 80 cas de « violation physique et de torture » », a-t-elle ajouté.

« Il n’y pas d’indicateurs sérieux montrant l’engagement du pouvoir politique (…) pour faire appliquer dans la réalité les (normes internationales des) droits de l’Homme », indique le rapport de l’organisation.

Dans 35% des cas, les victimes ont été maltraitées dans des postes de police, 32% dans des prisons, et 24% dans des lieux publics, précise l’OCTT. Selon l’ONG, 90% des victimes sont des hommes. La majorité d’entre eux sont des jeunes majeurs: 72% ont entre 19 et 39 ans, 23% ont plus de 40 ans et 5% entre 14 et 18 ans.

Outre les coups et insultes, la position du « poulet rôti » qui consiste à attacher une personne nue à un poteau durant de longues heures, les bains d’eau froide en plein hiver ainsi que les chocs électriques et les tentatives de viol, sont toujours pratiqués.

Selon Chokri Latif, vice-président de l’OCTT, les personnes pauvres, n’ayant pas les moyens de désigner un avocat, sont celles qui sont « les plus ciblées par la torture ».

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