La Tunisie doit réduire les formalités administratives pour attirer les investisseurs, estime l’OCDE

La Tunisie doit améliorer son climat des affaires et réduire les formalités administratives pour attirer davantage d’investissements et créer des emplois, a estimé l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans son premier rapport sur l’économie nord-africaine, l’organisation « analyse comment restaurer les grands équilibres économiques, relancer la croissance et la rendre plus juste » en Tunisie.

Le rapport s’intéresse notamment aux politiques permettant de promouvoir la création d’emploi de qualité et de stimuler l’investissement afin d’améliorer la croissance et la compétitivité de l’économie tunisienne. Il propose aussi des pistes pour réduire les inégalités régionales.

Présenté hier, jeudi, à Tunis, cette étude indique que la Tunisie a progressé sur plusieurs fronts mais que la réglementation, la bureaucratie et le manque de services logistiques entravaient l’investissement dans le secteur privé.

«L’investissement des entreprises a chuté de plus de 5% du PIB depuis 2000, freinant les gains de productivité, de création d’emplois, de croissance et de compétitivité de l’économie», a déclaré l’OCDE dans son rapport, relayé par Reuters.

L’OCDE a ajouté que pour stimuler l’investissement, le nombre de licences et de permis requis pour faire des affaires en Tunisie devrait être réduit, tout comme le contrôle de l’Etat sur les prix dans certains secteurs.

L’organisation a prévu une croissance économique de 2,8% en 2018, à peu près conforme aux estimations du gouvernement, et atteignant 3,4% en 2019.

Rappelons qu’en octobre dernier, le Directeur du Département des affaires économiques au sein de l’OCDE, Alvaro Pereira avait déclaré que son organisation est prédisposée à présenter « des propositions et des idées » pour renforcer les réformes engagées par le gouvernement tunisien, en particulier celles ayant trait à l’amélioration du climat de l’investissement, des affaires et de la compétitivité ainsi qu’aux démarches de réduction de la bureaucratie et d’ancrage de la bonne gouvernance ».

« L’OCDE soutient la Tunisie dans ses démarches pour améliorer le rythme de croissance et préserver les équilibres généraux de l’économie du pays », avait-il ajouté.

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