Le spectre de l’année blanche plane sur l’enseignement supérieur

Le 2 janvier 2018, les enseignants universitaires avaient entamé une grève ouverte, protestant contre le non-respect des grilles salariales par le ministère de l’Enseignement supérieur.

Depuis, la situation est toujours bloquée et le bras de fer entre l’union des enseignants universitaires et chercheurs tunisiens (IJABA) et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique se poursuit toujours.

Ce vendredi 30 mars 2018, le coordinateur général national d’IJABA, Najmeddine Jouida, a annoncé lors d’une conférence de presse, « l’intention des professeurs de ne pas présenter aux étudiants les sujets des examens au mois de mai, signalant que près de 120 mille étudiants relevant d’environ 100 établissements universitaires n’avaient pas passé les examens aux mois de janvier et mars ».

En d’autres termes, il s’agit de maintenir la grève administrative décrétée il y a trois mois avec la menace de décréter une année blanche. Car selon IJABA, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique refuse toujours le dialogue et la négociation.

Dans le même sens, IJABA a mis en exergue les multiples problèmes dont souffre l’université publique tunisienne notamment le délabrement de l’infrastructure, la vétusté des équipements, la fermeture des unités de recherches et l’absence de réformes réelles, etc…

IJABA a également « mis en garde contre cette politique défaillante du ministère de l’enseignement supérieur qui conduit vers la dévalorisation du diplôme du doctorat et l’immigration des universitaires et chercheurs, figurant au premier rang des compétences tunisiennes qui partent à l’étranger, soit environ 30 mille », rapporte l’agence TAP.

Pour rappel, les professeurs universitaires ont mené plusieurs mouvements de protestation, en janvier et février 2018 pour exprimer leurs revendications mais en vain…

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