Les enseignants ont jusqu’au 12 mars pour remettre les notes

Les enseignants ont jusqu’au 12 mars pour remettre les notes de leurs élèves, a imposé le ministère de l’Education nationale aux professeurs de l’enseignement secondaire.

Cet « ordre » a été émis par le ministère, ce mercredi 7 mars via un communiqué qui exhorte les professeurs des collèges et lycées de remettre les notes de leurs élèves à l’administration avant le 12 mars.

Outre cette mesure, les enseignants sont appelés à entamer les conseils de classe à partir du 14 mars et à envoyer les bulletins de notes.

Dans ce communiqué, le ministère rappelle également que les notes auraient due être remises avant le 8 février 2018 et que le blocage engendré par la crise entre le ministère et le syndicat a causé des dépassements de la part des élèves.

Dimanche 4 mars, le secrétaire général de la Fédération de l’Enseignement secondaire, Lassaad Yaakoubi avait déclaré que la grève du 28 mars est maintenue et fait savoir que le blocage des notes sera maintenu, vu que « le ministère de l’Education refuse toutes négociations sérieuses ».

L’escalade tant redoutée a donc été prise très au sérieux par le ministère.

Dégradation de la situation matérielle des enseignants

Rappelons que les professeurs de l’enseignement secondaire étaient en grève le 15 février 2018, tout en étant présents sur leur lieu de travail, dans tous les collèges et les lycées publics.

Lors d’une conférence de presse, Yaakoubi avait affirmé, la veille, que cette grève intervient pour revendiquer la mise en œuvre du 10ème point de l’accord d’octobre 2011, qui stipule la classification de l’enseignement parmi les métiers pénibles et fatigants, permettant, de la sorte à tout enseignant, âgé de 55 ans et ayant une ancienneté de 30 ans de service, de partir volontairement à la retraite.

Cette grève avait été décidée en guise de protestation contre la dégradation de la situation matérielle des enseignants et le refus du ministère de l’Education et celui des Affaires de la jeunesse et des sports de la revendication de l’augmentation des primes spécifiques, outre l’absence de toute volonté de réforme du système éducatif.

Yaakoubi a critiqué le « manque du sérieux » de la séance de négociation tenue mardi 13 février au ministère, dénonçant l’absence de solutions réelles pour la résolution des problèmes des enseignants.

Selon le responsable syndical, en cas d’absence de solutions adéquates, la commission administrative de l’enseignement secondaire avait appelé à la tenue d’une commission administrative nationale pour l’examen des revendications des enseignants.

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