Les jeunes médecins poursuivent leur boycott

CP : Organisation Tunisienne des Jeunes Medecins

Les jeunes médecins ne sont pas disposés à lâcher du lest et comptent même durcir leur mouvement de grève, estimant que leurs revendications sont toujours bloquées.

A ce titre, l’organisation tunisienne des jeunes médecins a publié, ce mardi 27 février 2018, un communiqué annonçant un arrêt de travail total à l’exception des services d’urgence et de réanimation.

Les jeunes médecins internes et externes ont en effet, décidé de poursuivre leur grève générale en boycottant les hôpitaux publics en raison du silence des autorités de tutelle et l’absence d’accord écrit quant à leurs revendications.

Jeudi 22 février 2018, Imed Hammami, avait pourtant annoncé la fin du mouvement après la conclusion d’un accord avec les jeunes médecins.

D’après lui, le statut des jeunes médecins (internes et résidents) sera promulgué ainsi que les professeurs aux CHU, les agents et les techniciens, précisant que le ministère va accélérer les mesures dans les deux mois qui viennent.

Rappelons que les jeunes médecins ont décidé d’entrer en grève pour protester contre « l’indifférence de l’autorité de tutelle » et « le retard pris dans la publication du décret relatif au statut de base des médecins internes et des résidents ».

En effet, la présidence du gouvernement a examiné ledit décret et l’a remis au ministère de la Santé publique depuis le 23 novembre dernier.

Les jeunes médecins appellent également à dévoiler le projet de loi de reforme des études médicales, à faire participer les jeunes médecins à sa rédaction et à modifier les points concernant les mesures transitoires et le diplôme de doctorat.

Ils revendiquent également une révision des salaires des médecins qui ont exercé pendant une année dans les structures sanitaires publiques dans le cadre du service national et l’impératif d’augmenter ces salaires de 750 à 1200 dinars.

Commentaires:

Commentez...