Tunisie : Il faut sauver les entreprises publiques !

Tunisie : Il faut sauver les entreprises publiques !

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Le ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises, Slim Feriani

Les entreprises publiques sont, depuis des semaines, la préoccupation première de l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), qui cherchent des solutions à la crise que traverse le secteur public.

 

Le ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises, Slim Feriani, vient d’annoncer que le gouvernement doit prochainement se pencher sur ce dossier lors d’un conseil ministériel restreint.

Financements de 300 millions d’euros

Il s’agira d’examiner un plan stratégique destiné à sauver les entreprises publiques, rapporte l’Agence TAP.

En effet, selon Feriani il existe une stratégie de travail visant à assurer la durabilité des entreprises publiques avec des financements de l’ordre de 300 millions d’euros empruntés auprès de l’Agence française de développement (AFD).

La situation des entreprises publiques a déjà été soulevée à maintes reprises par l’UTICA et l’UGTT.

Le cri d’alarme de l’UTICA et l’UGTT

Le 14 février 2018, l’UTICA a souligné la nécessité d’ouvrir le dossier des entreprises publiques dont les pertes enregistrées, annuellement, sont supportées par la communauté nationale (individus et entreprises), sous forme de nouveaux impôts.

L’organisation patronale a également appelé à instaurer le dialogue entre toutes les parties prenantes pour trouver les solutions adéquates à la crise de ces entreprises, censées servir de locomotive à l’économie nationale et d’exemples à suivre en matière de gestion, de bonne gouvernance et d’efficacité économique.

La veille, c’est le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi qui lançait un nouvel avertissement pour rappeler que la cession du secteur public est une ligne rouge, soulignant que la centrale syndicale s’opposera à toutes les tentatives visant à céder les entreprises publiques au secteur privé.

En octobre dernier, Noureddine Taboubi Noureddine Taboubi avait également exprimé le refus de la cession des entreprises publiques. « La centrale syndicale trace cent mille lignes rouges devant ce choix économique« , avait-il alors lancé.

L’UGTT avait par ailleurs appelé le gouvernement d’entreprendre un traitement concerté de la situation des entreprises publiques et leur sauvetage.

L’UGTT rejette d’ailleurs radicalement la question de la privatisation de plusieurs entreprises et établissements publics, comme l’avait aussi signalé Noureddine Taboubi dès septembre.

 

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